La députée PS Sandrine Mazetier s’interroge sur les potentiels conflits d’intérêt d’Emmanuel Macron avec son mouvement "En marche !"

Publié à 12h19, le 27 avril 2016 , Modifié à 12h19, le 27 avril 2016

La députée PS Sandrine Mazetier s’interroge sur les potentiels conflits d’intérêt d’Emmanuel Macron avec son mouvement "En marche !"
Sandrine Mazetier © STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Emmanuel Macron a désormais une double casquette. Il est tout à la fois ministre de l’Economie du gouvernement Valls et patron d’une petite entreprise politique dénommée "En Marche !" et lancée en grandes pompes à Amiens le 6 avril.

Toujours est-il que les liens supposés entre "En marche !" et le patronat gênent la vice-présidente socialiste de l’Assemblée nationale. Selon un Exclusif de L’Express daté du 27 avril, Sandrine Mazetier s’interroge sur les potentiels conflits d’intérêt qui peuvent survenir lorsque le ministre de l’Economie se lance dans une telle initiative. Elle dit :

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Qu’un ministre de l’Economie lève des fonds, avec des soutiens du CAC 40, et monte un mouvement politique avec des DRH de grands groupes et des patrons pose quand même, potentiellement, un petit conflit d’intérêts…

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Elle ne va pas jusqu’à lancer un "Macron démission" mais la députée de Paris, qui s’investit sur le projet de loi Sapin 2 sur la transparence et la lutte contre la corruption, pourrait trouver là un axe de travail sur ce futur texte en débat au Parlement.

Comme l’a révélé Mediapart, le mouvement d’Emmanuel Macron serait lié à l’Institut Montaigne, think tank libéral et patronal créé en 2000 par Claude Bébéar. "Le directeur de l’un des mouvements patronaux les plus influents héberge bel et bien, avec sa compagne, le mouvement politique créé par le ministre de l’économie", écrit le site d’information même si Emmanuel Macron affirme quant à lui que "‘En Marche’ n’a bénéficié d’aucun soutien logistique, encore moins important ni même discret de la part de l’Institut Montaigne."

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