"La majorité" des Français revenant de Syrie incarcérée : la phrase de la ministre Jacqueline Gourault provoque un tollé à droite

Publié à 17h52, le 07 novembre 2017 , Modifié à 17h55, le 07 novembre 2017

"La majorité" des Français revenant de Syrie incarcérée : la phrase de la ministre Jacqueline Gourault provoque un tollé à droite
Image Aurélie Marcireau


La question de la gestion du retour des djihadistes français et de leurs familles est une des préoccupations majeures du gouvernement. Des familles françaises ont écrit au Président afin de demander le retour de leurs familles pour être jugées en France. A l’heure actuelle, la doctrine du gouvernement est un peu floue, les ministères concernés prônant le cas par cas. Valérie Boyer, députée LR, s’alarme de ces retours. Lors des questions au gouvernement, ce 7 novembre, elle interroge le Premier ministre. Elle dit :

Notre pays doit craindre le retour massif des français qui combattent aux cotés de l’organisation Etat islamique. Environ 2000 pourraient revenir dans nos villes et nos villages, s’ajoutant aux 217 mercenaires terroristes dont vous nous avez appris le retour. D’ailleurs, comment ont-ils pu revenir ? Sont- ils en liberté ? Dans le cas contraire, où sont- ils retenus ? Où sont-ils enfermés ? Quelles mesures précises comptez-vous prendre face à ces revenants en France comme à l’étranger ?  

Jacqueline Gourault, ministre auprès de Gérard Collomb, lui répond. Elle explique que la lutte contre le terrorisme est la priorité du ministère et qu’une attention particulière est portée aux individus qui ont séjourné en zone syro-irakienne. La ministre continue :  

Actuellement, ce sont 244 majeurs et 58 mineurs dont la plupart ont moins de 12 ans qui sont revenus depuis 2012 sur le sol français après un séjour sur la zone syro-irakienne.Tous les majeurs font systématiquement l’objet d’un placement en garde à vue et de poursuites judiciaires du fait de la qualification criminelle retenue et du suivi particulier de ces situations par le procureur de la République de Paris. Les peines prononcées sont d’une grande sévérité.

La majorité des adultes est actuellement incarcérée. Les autres, et notamment ceux qui n’ont pas pris un rôle direct aux combats, font l’objet d’un suivi soit au travers d'un contrôle judiciaire renforcé soit par un service de renseignement. Tous les mineurs font l’objet d’un suivi systématique par le juge des enfants.

Voir la vidéo  :



Une réponse qui ne convient pas, mais alors pas du tout, aux députés Les Républicains. Ils le manifestent aussitôt sur les bancs puis un peu plus tard sur twitter. Ils tiquent sur la notion de "majorité" demandant à la ministre ce qu'il en est des autres.   

   


 



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