Le chef de file des frondeurs PS, Christian Paul, soulagé du départ de Bruno Le Roux au gouvernement

Publié à 08h10, le 07 décembre 2016 , Modifié à 08h10, le 07 décembre 2016

Le chef de file des frondeurs PS, Christian Paul, soulagé du départ de Bruno Le Roux au gouvernement
Christian Paul. © AFP

Le quinquennat Hollande aura été marqué par une forte fronde parlementaire. Une fronde que Bruno Le Roux, patron des députés PS pendant quatre ans jusqu’à sa nomination au gouvernement comme ministre de l’Intérieur, n’a jamais vraiment réussi à contenir malgré de nombreux coups de pression.

Alors, pour ces députés PS rebelles, son départ du groupe socialiste à l’Assemblée ne sera pas regretté. Ce qu’exprime ce mercredi 7 décembre Christian Paul, chef de file des frondeurs, dans les colonnes de L’Opinion et du Figaro.

A L’Opinion, le député de la Nièvre et soutien d’Arnaud Montebourg pour la primaire de la Belle alliance populaire organisée par le PS confie :

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Son départ de l’Assemblée est un soulagement. Il est un des artisans du plasticage de la majorité, par action et par omission comme on dit à la messe.

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Au Figaro, Christian Paul dénonce la responsabilité de Bruno Le Roux, insatiable supporter inconditionnel et numéro 1 de François Hollande, dans l’émiettement de la majorité socialiste :

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Bruno porte une immense responsabilité dans la dislocation de la majorité. Il a toujours refusé de voir que notre électorat nous quittait. 

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Tout au long de la législature, Bruno Le Roux aura donc bataillé face à cette frange rebelle de son groupe, multipliant les menaces de sanction sans jamais réellement passer à l’acte et refilant le bébé à Jean-Christophe Cambadélis, le patron du PS.

En retour, les frondeurs n’ont jamais été très tendres avec leur président de groupe. "Il n’a jamais voulu dialoguer avec nous", pestait en septembre 2015 Laurent Baumel. Qui ajoutait que Bruno Le Roux "ne sert à rien". Sym-pa.

Mais tout cela est désormais de l’histoire ancienne. Le quinquennat touche à sa fin et Bruno Le Roux a été exfiltré au gouvernement, récompensé de sa fidélité au chef de l’Etat par une promotion comme ministre de l’Intérieur en remplacement de Bernard Cazeneuve, appelé à Matignon pour succéder à Manuel Valls.

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