Le gros sous-entendu de Ségolène Royal sur le manque de soutien du PS à son égard en 2007

Publié à 14h40, le 31 juillet 2016 , Modifié à 12h14, le 01 août 2016

Le gros sous-entendu de Ségolène Royal sur le manque de soutien du PS à son égard en 2007
Ségolène Royal en 2007 sur la Muraille de Chine où l'on acquiert, c'est bien connu, la "bravitude" © BERTRAND GUAY / AFP
Image Sylvain Chazot


J'EN AI GROS - Il y a des choses, comme ça, qui ont toujours un peu de mal à passer. Ségolène Royal, n'a pas vraiment digéré le traitement que lui a réservé son propre camp lors de la campagne présidentielle de 2007. Et la ministre de l'Environnement ne manque jamais une occasion de le rappeler.

Cette fois, c'est grâce à l'actualité américaine que Ségolène Royal revient sur cette période tourmentée pendant laquelle, candidate du Parti socialiste à l'élection présidentielle, elle a subi les attaques venant de son propre camp. Se référant à Hillary Clinton et Barack Obama, la ministre de l'Environnement a posté ce message dimanche 31 juillet, sur Twitter :

Belle leçon d'union et de mobilisation de tous les leaders autour de leur candidate et qui en disent du bien...

Un message conclu, vous l'aurez noté, par trois petits points qui en disent long...

Dans un deuxième tweet rédigé en anglais, Ségolène Royal mentionne Hillary et Bill Clinton, Barack et Michelle Obama, Bernie Sanders et l'ancien maire de New-York Michael Bloomberg, saluant une "fantastique leçon d'unité" :





Hillary Clinton a été officiellement désignée, mardi 26 juillet, candidate du Parti démocrate à la Maison Blanche. Le lendemain, Barack Obama a loué, depuis la scène de la convention démocrate à Philadelphie, les qualités de son ancienne Secrétaire d'État. "Je peux dire en toute confiance que jamais un homme ou une femme n'a été aussi qualifié qu'Hillary Clinton pour la présidence des États-Unis d'Amérique", a ainsi déclaré le président américain avec d'enlacer son ancienne adversaire des primaires démocrates de 2008. Après des mois de primaires et la bataille interne avec Bernie Sanders, le Parti démocrate entendait donner une image d'unité.

Ce soutien, bien que logique pour un président sortant, a semble-t-il beaucoup plu à Ségolène Royal, qui salue donc le fait que des gens du propre camp d'Hillary Clinton "disent du bien" de leur candidate. Le sous-entendu est évident, surtout la part de Ségolène Royal qui adore évoquer les affres de 2007. "Il subit les mêmes attaques que j'ai subies. Il est trop indépendant, trop libre, trop créatif, trop incontrôlable. Bref, il n'est pas dans le même moule que les autres, et ça me plaît", disait-elle par exemple en avril dernier à propos d'Emmanuel Macron.

En mai, elle avait même averti le ministre de l'Économie, qui s'apprêtait à lancer son mouvement. "Au moment de lancer 'En Marche !', maman Royal l'avait gentiment averti : 'Tu vas voir, ils vont être méchants avec toi !'", rapportait Le Parisien le 7 mai. La ministre de l'Environnement en profitait, en on, pour revenir (encore une fois) sur sa propre expérience. "Quand j'ai dit [pendant la campagne présidentielle de 2007] qu'il fallait ouvrir les portes et les fenêtres, cela a été d'une violence ! Pourtant, cela reste d'actualité, la preuve", disait-elle encore. 

[EDIT 01/08] ajout tweet en anglais

Du rab sur le Lab

PlusPlus