Le jour où le cabinet de Valérie Trierweiler a décidé de répondre aux rumeurs

Publié à 18h02, le 22 janvier 2014 , Modifié à 22h08, le 22 janvier 2014

Le jour où le cabinet de Valérie Trierweiler a décidé de répondre aux rumeurs
Valérie Trierweiler rencontre les Français de Chine, le 26 avril 2013 (Maxppp)

CALOMNIES -  C'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Alors que Valérie Trierweiler se repose toujours à la Lanterne et que le chef de l'État n'a toujours pas clarifié la situation sur son couple, le chef de cabinet de la Première dame tente, en vain, d'endiguer le flot de "calomnies" qui se propagent sur Internet. 

  

Patrice Biancone reçoit le Lab, ce mercredi 22 janvier, à l'Élysée, où il travaille toujours. Sur la table de son spacieux bureau donnant sur la rue de l'Elysée, une pile du magazine Jour de France encore sous plastique où Valérie Trierweiler, en couverture, se souvient "Avec François...des moments forts et inoubliables" ; Le Canard Enchaîné du jour ouvert sur l'article "Valérie T a fait sévèrement lanterner François" et ses deux iPhones.

Son pouce remonte compulsivement le fil des tweets relayant sans la vérifier la dernière boule puante en date. Depuis mardi 21 janvier, un blogueur de droite propage avec un certain succès une fausse information. LeColonel.net reproduit un commentaire Facebook assurant que Valérie Trierweiler, folle de rage, aurait détruit du mobilier national, à l'Elysée, provoquant pas moins de trois millions de dégâts pour le contribuable. Joint par le Lab ce mercredi 22 janvier, le Mobilier national "dément catégoriquement cette rumeur absurde partie d'internet" et envoie quelques minutes plus tard un communiqué aux rédactions.

Patrice Biancone dément lui aussi et énumère, aussi ulcéré que lassé, les rumeurs qui courent depuis les photos volées de Closer : 

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Je démens tout ce qui est dit. Selon certains elle a tenté de se suicider, et pendant son hospitalisation un millionaire mettait à sa disposition des gardes du corps pour la surveiller. N'importe quoi !

Aujourd'hui, on dit qu'elle aurait tout cassé ?!

Ce n'est pas possible. A un moment il faut arrêter. C'est beaucoup pour une seule femme en position, aujourd'hui, de fragilité.

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L'ancien journaliste de RFI, les traits tirés après deux semaines de crise, en a gros sur la patate et considère que "depuis le début, on a voulu salir Valérie, elle affronte la calomnie ". Sans pour autant être la véritable cible de ses détracteurs, estime-t-il :  

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Il n'y a pas qu'elle qui est visée. C'est aussi une façon d'attaquer le pouvoir et le président. Ils considèrent qu'elle est en position de fragilité et ils continuent à cogner.

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"Ils" mais qui sont ces mystérieux "adversaires malintentionnés" qu'il accuse sans les nommer sur Twitter ? "Je ne sais pas qui ils sont mais la question mérite d'être posée. Qu'est ce que c'est que ces sites et ces gens qui s'agitent?".

Ce fin lettré cite ensuite Francis Bacon - "Calomniez, calomniez, il restera toujours quelque chose" - pour fustiger la propagation des rumeurs sur la toile : "les réseaux sociaux sont une arme redoutable qui sert à diffuser toutes les calomnies possibles et imaginables sans aucun contrôle". Sans pour autant oublier qu'il y a "évidemment, beaucoup de positif dans l'utilisation des réseaux sociaux".

Puis, sans vouloir officiellement faire le bilan, l'homme de confiance de Valérie Trierweiler au Château avoue son incompréhension face à son impopularité : 

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Qu'est ce qu'elle a fait dans sa vie qui mérite cet opprobre, cette condamnation générale ? J'essaie de comprendre.

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"Je n'arrive pas à comprendre pourquoi les gens n'ont retenu d'elle que le négatif", conclut amèrement Patrice Biancone avant de rejoindre la cour de l'Élysée et de répéter à tous les journalistes qui couvrent la sortie du conseil des ministres que cette histoire de mobilier national volant en éclats est "encore une fois, de la calomnie dégueulasse".

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