Le maire PS de Colombes, Philippe Sarre, veut expulser des logements sociaux les familles qui se livrent au trafic

Publié à 20h31, le 05 septembre 2013 , Modifié à 20h40, le 05 septembre 2013

Le maire PS de Colombes, Philippe Sarre, veut expulser des logements sociaux les familles qui se livrent au trafic
Philippe Sarre à Colombes, le 5 septembre 2013. (Christophe Petit-Tesson/MaxPPP)

Expulser des logements sociaux les familles qui s'adonnent aux trafics ? C'est ce que réclame, à nouveau, Philippe Sarre, le maire socialiste de la ville de Colombes.

La commune de 85 000 habitants située dans les Hauts-de-Seine a fait la "Une" des journaux après deux affaires de réglement de compte, faisant craindre à certains de ses habitants, interrogés par Le Parisien, une situation similaire à celle de Marseille.

Invité du Grand Journal sur Canal jeudi 5 septembre, quelques heures après que Manuel Valls a annoncé l'extension de la ZSP de Colombes, le maire de la commune a voulu afficher sa fermeté, allant jusqu'à demander la possibilité d'"expulser" des logements sociaux les familles se livrant au trafic :

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Dans le logement social, si on est sûr qu’il y a des familles qui pourrissent la vie dans ces immeubles et dans ces cités, il faut les déloger, il faut les expulser. (...)

La pauvreté n’excuse rien, ce qu’il faut maintenant, c’est s’attaquer au trafic de drogue.

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Pour le maire de Colombes, en poste depuis 2008, ce sont des "familles entières qui sont impliquées dans les trafics" et contribuent "au pourissement des cités populaires". Et de déplorer de ne pas avoir les mains libres pour agir :

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C’est compliqué, j’ai fait des procédures d’expulsion, mais lorsqu’on n’est pas sur cas de dettes locatives, c’est compliqué.

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A sept mois des municipales, le maire pointe lui aussi le risque que la situation dégénère, sur le modèle marseillais :

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On a exactement les mêmes phénomènes et les mêmes dynamiques qu’à Marseille.

Evidemment, pas dans les même proportions, les assassinats froids de Marseille n’ont pas eu lieu à Colombes, je parle plutôt des intimidations, des tirs dans les jambes…

Mais fondamentalement ce sont les mêmes ressorts.

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En janvier dernier, suite à l'expulsion de quatres familles d'un HLM à Boulogne-Billancourt parce que leurs fils dealaient dans l'immeuble, le maire de Colombes avait déjà publié un communiqué sur son site internet réclamant le respect "des autres et du bien publics".

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