Le one-man-show de Nicolas Sarkozy dans la matinale d’Europe 1

Publié à 10h49, le 02 décembre 2015 , Modifié à 12h33, le 02 décembre 2015

Le one-man-show de Nicolas Sarkozy dans la matinale d’Europe 1
Image Sébastien Tronche


#SARKOLOL - François Hollande continue de déteindre sur Nicolas Sarkozy. Après avoir testé ses blagues et gimmick en meeting, Nicolas Sarkozy a continué à exercer ses talents d’humoriste ce mercredi 2 décembre dans la matinale d’Europe 1. Une matinale qui tranchait avec celle, plus austère, de Manuel Valls la veille.

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Entre plusieurs sujets sensibles (fiscalité, régionales, terrorisme…), Nicolas Sarkozy a ainsi distillé tout au long de cette matinale de nombreuses vannes, parlant de chocolat ou de vélo, et chambrant tour à tour l’Humanité, Laurent Cabrol, Dany Cohn-Bendit ou encore Nicolas Canteloup. En tout, plus d’une douzaine d’interventions estampillées "lol".

Voici quelques-unes de ces blagounettes :

#L’HUMA

Dès la revue de presse d’avant 7h et ses premières secondes en studio, Nicolas Sarkozy a enchaîné trois vannes en trois minutes. Beau rendement. Interrogé sur Pif gadget, qui revient en kiosques ce mercredi, qu’il dit "bien sûr" avoir lu, Nicolas Sarkozy poursuit :

Je me demande si ça n’appartenait pas au groupe l’Humanité. Ils ont encore quelque chose, voilà une bonne nouvelle (rires).

Et voilà surtout le quotidien proche du Parti communiste rhabillé pour l’hiver.

#TSUNAMI

Interrogé sur l’environnement et le nucléaire, Nicolas Sarkozy a critiqué la "décision démagogique et politicienne de fermer Fessenheim" de la part de François Hollande. Puis il a ajouté : 

J’ai été président de la République, je n’ai pas fermé Fessenheim, qui est sur le Rhin. A mon avis, il n’y a pas de risque de tsunami sur le Rhin.

Le tsunami en Alsace ? Pas nouveau. Encore président, en 2012, l’ancien président aimait déjà BEAUCOUP son running gag.

#PAS SOCIALISTE

Au moment de la confrontation avec Raphaël Enthoven, Nicolas Sarkozy se voit obligé de revenir sur le débat sémantique sur le nouveau nom de l’UMP, Les Républicains. Il réitère alors, pour se défendre, son attaque contre les socialistes qui sont, selon lui, "d’abord socialistes avant d’être républicains". "C’est leur droit", ajoute-t-il avant d’être ainsi interrogé par le philosophe :

Vous-même jusqu’à nouvel ordre, n’êtes pas socialiste ?

Réponse du président de LR :

Je crois qu’on peut le dire (rires).

#PAS MA COPINE

Séquence à la fois légère et tendue par moments entre Nicolas Sarkozy et le chroniqueur ex-politique Daniel Cohn-Bendit, présenté à Nicolas Sarkozy comme "quelqu’un que (vous) connaissez bien". "On ne peut pas dire que je le connais bien", réplique le candidat-pas-encore-déclaré-à-la-primaire. S’en suit alors l’échange suivant mêlant rires et une pointe d’énervement :

- Dany Cohn-Bendit : On s’est vu quelques fois, on s’est rencontré même au Parlement européen.

- Nicolas Sarkozy : Bonjour. Ça ne fait pas de nous des gens qui se connaissent forcément très bien (rires).

Interpellé ensuite par l’ancien député européen écolo sur sa "copine Angela Merkel", Nicolas Sarkozy répond encore une fois en tentant la carte de l’humour :

C’est pas ma copine. Eventuellement c’est mon amie…

#JEUNES EN PULL

Estimant qu’on "a besoin de l’uberisation", Nicolas Sarkozy peste alors contre "cette division de l’économie" entre économie moderne et économie ancienne. Et l’ancien chef de l’Etat de lancer à l'adresse du présentateur de la matinale, Thomas Sotto :

L’économie moderne avec les start-up avec des bac +18 ou des jeunes en pull comme vous Thomas Sotto. Enfin jeune… en pull, j’ai dit (rires). 

#IMITATEUR

La matinale s’achève avec la chronique humoristique de l’imitateur Nicolas Canteloup. "Je me disais ‘ça va être difficile deux heures, mais quand même, à la fin, il y a Canteloup’", s’amuse Nicolas Sarkozy avant de révéler, dans un petit rire :

Je continue à penser qu’il fait bien mieux François Hollande que moi.

A voir en vidéo :



Voilà, c’était le one-man-show de Nicolas Sarkozy.

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