Le prétexte Johnny Hallyday de Maël de Calan pour attaquer La France insoumise et les traiter de menteurs

Publié à 09h20, le 07 décembre 2017 , Modifié à 09h25, le 07 décembre 2017

Le prétexte Johnny Hallyday de Maël de Calan pour attaquer La France insoumise et les traiter de menteurs
Maël de Calan, candidat à la présidence de LR. © AFP
Image Amandine Réaux


Johnny Hallyday, décédé dans la nuit du mardi 5 au mercredi 6 décembre, était un homme de droite. Soutien de Valéry Giscard d’Estaing, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, la rock-star "se reconnaissait, je crois", dans les valeurs défendues par la droite populaire ("valorisation du travail, respect de l’autorité"), avance Maël de Calan ce jeudi sur Public Sénat, après avoir dit qu’il ne voulait "pas le faire parler".

Est-ce pour cela que les hommages rendus par certains élus de La France insoumise ont fait polémique ? Le candidat juppéiste à la présidence de Les Républicains le croit aussi. Et il n’y va pas avec le dos de la petite cuillère : il en profite pour dézinguer totalement LFI, jusqu’à les accuser de divulguer des fausses informations. Il se lance :

Sincèrement, je ne sais pas [si les réactions de LFI sont controversées parce que Johnny était de droite]. Ce que je constate, c’est que La France insoumise est en perdition depuis plusieurs mois sur le plan moral. Moi, ça ne m’étonne pas, puisque j’ai toujours considéré que La France insoumise au même titre que le Front national faisait partie de ces partis aux relations populistes, qui sont là pour exciter le malheur des gens et pour verser dans une forme de culture de faits alternatifs, de violence verbale et parfois de violence tout court. Donc ça ne m’étonne pas, et je crois qu’ils sont en train de révéler ce visage très noir au grand jour.

Maël de Calan rebondit ici sur les propos de deux élus LFI. D’abord le tweet polémique d’Alexis Corbière, qui, après avoir rendu hommage à l’idole des jeunes, a souhaité que "la triste mort" de Johnny Hallyday (sic) n’éclipse pas d’autres sujets. Le député de Seine-Saint-Denis s’est plus tard excusé pour ce "manque de tact".

Quant à Jean-Luc Mélenchon, son propos a été tronqué par plusieurs médias, y compris l'intervieweur de Public Sénat. Maël de Calan cible ici cette phrase isolée : "Je n'ai rien à dire sur ce sujet". En réalité, l’ex-candidat à la présidentielle a dit bien plus, disant comprendre à la fois "ceux qui n'ont jamais écouté Johnny" et d’autres "à qui ça fait du chagrin" : "C'est un chagrin qu'on a sur la vie qui passe, sur la vanité des choses, sur tout ce qui dans notre propre existence personnelle a pu entrer en résonance avec les autres grâce à une musique ou à une chanson."









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