Le secrétaire d'État au Numérique veut que les réseaux sociaux réagissent aussi vite en cas de publication de messages haineux que de tétons

Publié à 09h18, le 13 novembre 2017 , Modifié à 09h36, le 13 novembre 2017

Le secrétaire d'État au Numérique veut que les réseaux sociaux réagissent aussi vite en cas de publication de messages haineux que de tétons
Mounir Mahjoubi © AFP
Image Sylvain Chazot


Où l'on parle de harcèlement sur les internets et notamment sur les réseaux sociaux. En France, le responsable du secteur s'appelle Mounir Mahjoubi, secrétaire d'État chargé du Numérique. Et pour lui, les géants du secteur ne font clairement pas leur travail en matière de contrôle de la parole sur le web.

En cause, la diffusion sur les réseaux sociaux de messages haineux, racistes, des menaces, contraires à la loi mais qui, dans les faits, sont rarement sanctionnés. La faute, pour Mounir Mahjoubi, aux émetteurs évidemment mais aussi à leur support. Pour lui, les géants comme Facebook ou Twitter doivent donc agir plus fortement. Ils en sont capables. La preuve ? La mobilisation qui peut être la leur quand est publié une photo de téton. Explication :

Les plateformes ont cette capacité à réagir dans l'heure, dans les 24 heures… Elles sont prêtes à se mobiliser pour un téton apparent en quelques minutes et le faire supprimer, et moins sur un message de haine. Donc on leur dit : 'si vous êtes capables de vous mobiliser sur un téton, mobilisez-vous sur les messages de haine'.

Mounir Mahjoubi promet des changements, notamment sur les forums de discussion où peuvent naître de rangs projets de harcèlement. Preuve en a récemment été donnée avec les appels à la haine tenus sur le forum 18-25 de JeuxVideo.com. "Ça va changer. On le fera grâce et avec les opérateurs de ces grands réseaux parce qu'on saura leur rappeler leur responsabilité", affirme le secrétaire d'État.

Facebook avait pour habitude de censurer la moindre photo sur laquelle était visible un téton. Mais les choses sont en train de changer. Au début de l'année 2017, la tatoueuse britannique Amber Thorpe avait vu certaines de ses photos supprimées. Elles montraient comment elle permettait aux femmes ayant subi une reconstruction mammaire de se reconstruire, notamment en se faisant tatouer des tétons.

Mais, finalement, Facebook est revenu sur son choix initial. "Nous sommes vraiment désolés, a écrit un porte-parole de Facebook. Les photos ont été retirées par erreur et rétablies dès que nous avons pu enquêter. Notre équipe reçoit des millions de signalements par semaine et parfois, nous faisons fausse route", avait commenté un porte-parole de Facebook, interrogé par le Huffington Post.

Du rab sur le Lab

PlusPlus