Le terroriste présumé d’ultra-droite qui voulait attaquer des politiques s'est vu proposer un poste au FN en mars

Publié à 18h28, le 17 octobre 2017 , Modifié à 18h32, le 17 octobre 2017

Le terroriste présumé d’ultra-droite qui voulait attaquer des politiques s'est vu proposer un poste au FN en mars
© AFP
Image Sylvain Chazot


Il s'appelle Logan N. et, entre autres passions, voue un culte au terroriste norvégien Anders Breivik. Arrêté le 28 juin à Tarascon (Bouches-du-Rhône) et mis en examen pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, il aurait été à la tête d'un groupe d'une dizaine de personnes arrêtées ce mardi 17 octobre et qui projetaient des attentats contre des responsables politiques et des lieux de culte musulmans. "Le marché aux puces de Marseille, un restaurant indien d’Aix-en-Provence et des personnalités telles que Jean-Luc Mélenchon ou Christophe Castaner", précise Le Monde.

Logan N. connait les politiques. Il a côtoyé plusieurs mouvements avant de se faire interpeller. D'abord chez les royalistes de l’Action française. Puis au Front national. Le Monde raconte :

Au détour d’une cérémonie de commémoration des 'martyrs' de l’Algérie française au cimetière de Marignane, en mars, un cadre frontiste tente de le débaucher à travers un ami commun. Il aimerait lui confier la section locale du FNJ, la branche 'jeunesse' du parti frontiste.

Logan N. refuse le poste qu'on lui offre mais, comme le précise le quotidien du soir, il s'engage dans la campagne présidentielle de Marine Le Pen. Puis dans celle des législatives, dans la 12e circonscription des Bouches-du-Rhône. C'est là que se présente, sous les couleurs frontistes, Jean-Lin Lacapelle. Ce proche de Marine Le Pen est éliminé dès le premier tour, recueillant 21,9% des voix. Le soir du premier tour, Logan N. est assesseur dans un bureau de vote de Vitrolles. "Il refuse de saluer la plupart des électeurs d’origine maghrébine", rapporte Le Monde

Logan N. a été arrêté quelques jours plus tard par la police, de crainte qu'il ne passe à l'acte. 

Du rab sur le Lab

PlusPlus