L'ex-députée Catherine Coutelle conseille aux futures élues de dénoncer tout sexisme à l'Assemblée

Publié à 19h00, le 16 juin 2017 , Modifié à 19h41, le 16 juin 2017

L'ex-députée Catherine Coutelle conseille aux futures élues de dénoncer tout sexisme à l'Assemblée
Catherine Coutelle © JACQUES DEMARTHON / AFP
Image Sylvain Chazot


248 femmes sont arrivées en tête du premier tour des législatives, dimanche 11 juin. Pour la première fois, et avant même le second tour, la parité devient envisageable à l’Assemblée nationale. Catherine Coutelle, ancienne députée PS de la Vienne, qui a créé avec d'anciennes élues un groupe d'ex-parlementaires, accueillera ces futures députées et les guidera "dans un monde encore très masculin", comme elle le décrit elle-même auprès de Paris-Match ce vendredi 16 juin. "L’objectif est aussi de leur donner des informations sur le fonctionnement de l’Assemblée, sur les codes qui y sont rattachés", explique la socialiste.

C'est bien de sexisme dont on parle ici, une pratique très très en vogue au Palais Bourbon – mais pas seulement. Effectivement, les nouvelles députées pourraient être *étonnées* de certains *usages*. Alors Catherine Coutelle leur donne ce conseil :

Si elles sont confrontées à du sexisme, il faut qu’elles remettent en place ceux qui en sont à l’origine, et surtout, qu’elles en parlent. Jusqu'à présent, aucun accompagnement n'était prévu pour les femmes députées. Notre association sera un lieu d’échange et d’écoute.

Et Catherine Coutelle de rappeler certains "cas très médiatisés", comme "les bruits de poule à l’encontre de Véronique Massonneau, des sifflets adressés à Cécile Duflot sifflée parce qu’elle portait une robe à fleurs ou encore lorsqu’un député [Julien Aubert, NDLR] s’est adressé à Sandrine Mazetier en disant 'Madame le Président'".

L'ancienne parlementaire estime toutefois qu'il n'y a pas plus de sexisme à l'Assemblée qu'ailleurs mais que les représentants du peuple doivent être "exemplaires". Au palais Bourbon, comme ailleurs, il y a du boulot.

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