L'humilité de Nicolas Sarkozy après le premier tour des départementales : "Ça fait du bien de gagner mais c'est à la fin du marché qu'on compte les bouses"

Publié à 18h01, le 24 mars 2015 , Modifié à 18h12, le 24 mars 2015

L'humilité de Nicolas Sarkozy après le premier tour des départementales : "Ça fait du bien de gagner mais c'est à la fin du marché qu'on compte les bouses"
Nicolas Sarkozy tâte la tête des vaches © PHILIPPE WOJAZER / POOL / AFP
Image Sylvain Chazot


Les résultats du premier tour des départementales ont vraiment fait plaisir à Nicolas Sarkozy. Le successeur de Jean-François Copé a vraiment apprécié de voir son parti arriver en tête, dimanche 22 mars, devant le FN et le PS.

Mais pas de triomphalisme de la part de l'ancien chef de l'État, qui connait un peu trop bien l'amer goût de la défaite. Pas question donc de fumer un cigare pour fêter les résultats de son camp, ce qui lui fait une différence avec Manuel Valls. Cité par le Canard Enchaîné du mercredi 25 mars, Nicolas Sarkozy, en privé, a voulu garder la tête froide. Même s'il a bien savouré ce succès. Il a dit :



On m'a tout fait depuis quatre mois que je suis à la tête de l'UMP ! Or, ce que je vois, c'est que pour l'UMP et moi, ce n'est pas si mal que ça. […] Ça fait du bien de gagner ! Mais restons humbles. Pas de triomphalisme, surtout avant le second tour. C'est à la fin du marché qu'on compte les bouses.

Un aspect fermier qu'on ne soupçonnait pas chez le très urbain Nicolas Sarkozy. Mais chassez le naturel…

Car, s'il s'est refusé à tout triomphalisme, l'ancien chef de l'État a quand même distribué deux ou trois taquets à ceux de son camp qui s'opposent à lui. À commencer par Alain Juppé.

Le président de l'UMP a déjà compté les bouses en Gironde. Dans le département d'Alain Juppé, l'Union de la droite a recueilli 31,84% des voix, talonnée par le FN (22,78%) et le PS (16,63%). De quoi enchanter Nicolas Sarkozy, qui en a profité pour attaquer le maire de Bordeaux sur… son âge. Toujours cité par le Canard, il a dit :

C'est dommage ce qui lui arrive. Je vais sans doute être obligé d'aller en Gironde pour le soutenir. […] En 2017, il aura du mal à passer pour le gendre idéal, à 72 ans. En tous cas, notre victoire va faire taire les critiques. Il va y en avoir moins qui vont croire en Juppé.

Ce qui ne sera pas pour déplaire à Nicolas Sarkozy. 

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