Marine Le Pen demande à Philippot (et pas à Aliot) de choisir entre le FN et son association parce qu’il "y a un conflit d’intérêts"

Publié à 08h10, le 20 septembre 2017 , Modifié à 08h10, le 20 septembre 2017

Marine Le Pen demande à Philippot (et pas à Aliot) de choisir entre le FN et son association parce qu’il "y a un conflit d’intérêts"
Marine Le Pen. © Capture d'écran CNews.

Non, non, non, "il n’y a pas de crise au FN", martèle Marine Le Pen alors qu’un conflit ouvert entre la présidente du FN et Florian Philippot se déroule au grand jour et par médias interposés. Après avoir déjà menacé de "prendre (ses) responsabilités", Marine Le Pen réitère son intimidation envers son vice-président, de plus en plus en disgrâce, ce mercredi 20 septembre sur CNews. "Je lui demande de choisir. Il faut le faire rapidement. S’il n’accepte pas de le faire, je choisirai pour lui", prévient la députée du Pas-de-Calais.

Car Florian Philippot est coupable à ses yeux de perturber les débats sur la refondation du FN en étant à la tête de son association Les Patriotes. Et pour Marine Le Pen, il y a un "conflit d’intérêts" caractérisé. Elle développe :

Il ne faut pas que Florian craigne le débat. Moi-même j’ai accepté des critiques, pas toujours bienveillantes. Pourquoi aller à l’extérieur créer un débat entre amis dans un groupuscule quand on peut mener ce débat au sein d’un grand mouvement ? Il y a un conflit d’intérêts entre être président d’une association en dehors du Front national et être vice-président chargé de la communication et de la stratégie. J’ai donc demandé à Florian de choisir entre ses deux responsabilités. Je souhaite qu’il accepte.

La veille, à la suite de la même requête, Florian Philippot avait refusé de lâcher la tête de son asso quand ses proches menaçaient de quitter le parti. L’eurodéputé avait alors contre-attaqué en s’estimant lésé par rapport à Louis Aliot, également vice-président du FN et à la tête lui-aussi de son association mais compagnon de Marine Le Pen à la ville. Une forme de deux poids, deux mesures. "C’est assez puéril comme argumentation", a balayé rapidement la présidente frontiste ce mercredi.

Contacté par le Lab, Louis Aliot avait quant à lui dénoncé "la paranoïa" et "le nombrilisme" de Florian Philippot quand Marine Le Pen parle aujourd’hui de "propos violents inadaptés à la situation".

Pendant ce temps-là, Florian Philippot conserve toujours sa double-casquette. Mais jusqu’à quand ?

Du rab sur le Lab

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