Nicolas Bay minimise l’importance de la sortie de l’euro dans le programme présidentiel de Marine Le Pen

Publié à 11h37, le 10 décembre 2017 , Modifié à 13h26, le 10 décembre 2017

Nicolas Bay minimise l’importance de la sortie de l’euro dans le programme présidentiel de Marine Le Pen
© Montage le Lab via captures d'écran
Image Amandine Réaux


Le Front national veut-il toujours oui ou non sortir de l’euro ? On a du mal à y voir clair dans le discours du parti d’extrême droite. Et Nicolas Bay, invité du Grand Rendez-vous Europe 1/CNEWS/Les Échos, ce dimanche 10 décembre, n’apporte pas de réponse tranchée. Tout du moins comprend-on que le FN cherche largement à minimiser l’importance de ce sujet. "La question monétaire n’est pas prioritaire", déclare le vice-président du FN.

Selon l’eurodéputé, "il y aura une question qui se posera peut-être un jour, mais qui n’est pas centrale et qui n’est pas prioritaire, qui est de savoir s’il faudrait retrouver une monnaie nationale ou peut-être même anticiper un euro qui ne serait pas viable dans la durée". Quant au calendrier, il est désormais très flou : la question sera posée "dans les mois, dans les années qui viennent, à l’occasion des échéances électorales successives".

Nicolas Bay poursuit :

On a fait comme point cardinal de la campagne, un des points importants en tout cas, la renégociation des traités européens. La question de la monnaie est un des aspects seulement ! La renégociation des traités européens, c’est mettre en place le patriotisme économique, c’est aujourd’hui interdit par Bruxelles, mettre en place les protections contre la concurrence déloyale, aujourd’hui c’est impossible, mettre fin à Schengen et à la libre-circulation des capitaux, des biens et des personnes, qui aboutit aussi à la libre-circulation des terroristes et des armes.

Sauf que ce n'est *pas tout à fait* vrai. Lors de la campagne présidentielle, Marine Le Pen avait pourtant fait de la sortie de l’euro un axe majeur de son programme. Elle avait d'ailleurs estimé que "70% de [son] projet ne pourrait pas être mis en œuvre" sans la sortie de l'euro. Une promesse déjà mise à mal au lendemain du premier tour et de l’alliance avec Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France). Les cadres frontistes avaient alors tous donné des réponses différentes à la question du calendrier précis pour la sortie de l’euro. Sept mois plus tard, la question semble revêtir encore moins d’importance au Front national.

Du rab sur le Lab

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