Nicolas Bay rappelle que "ce n'est pas l'heure des états d'âme" après les menaces de Florian Philippot de quitter le FN

Publié à 09h35, le 12 mai 2017 , Modifié à 09h40, le 12 mai 2017

Nicolas Bay rappelle que "ce n'est pas l'heure des états d'âme" après les menaces de Florian Philippot de quitter le FN
Nicolas Bay © CHARLY TRIBALLEAU / AFP

L'ambiance est des plus légères actuellement au Front national (non). Entre la défaite clinquante de Marine Le Pen au second tour de l'élection présidentielle, le retrait temporaire de la vie politique de Marion Maréchal-Le Pen et les menaces de Florian Philippot de quitter le parti en cas d'abandon de la sortie de l'euro, le FN ressemble de plus en plus à n'importe quel autre parti politique historique en période de dégagisme : ça tangue sérieusement.

Le pompier de service s'appelle Nicolas Bay. C'est lui qui, ce vendredi 12 mai sur RMC, est chargé de calmer les esprits frontistes. Et c'est exactement ce qu'il ne fait pas.  

Interrogé sur les atermoiements de Florian Philippot, le secrétaire général du FN commence par expliquer qu'il s'agit d'une "opinion personnelle". Puis il balance :

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L'heure est à la mobilisation. On est à moins d'un mois aujourd'hui des élections législatives. Ce n'est pas l'heure des états d'âme.

 

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Alors attention, Nicolas Bay tient bien à préciser que "son propos n'est pas polémique". Mais quand même, l'eurodéputé prend bien soin de rappeler à l'ordre les troupes frontistes. Face à la politique "toujours plus désastreuse pour la France" que compte selon lui mettre en place Emmanuel Macron, les frontistes doivent être, selon le vœu de Nicolas Bay, unis.

Sauf que le problème de fond demeure, alimenté notamment par un Gilbert Collard estimant, pour sa part, que Marine Le Pen "doit entendre" que "la question de l'euro, c'est terminé". L'avis de Nicolas Bay ne devrait pas plus rassurer Florian Philippot. "Il y a beaucoup d'autres mesures, beaucoup plus importantes, urgentes, qu'on pourrait mettre en œuvre, avant la question monétaire", dit-il lorsqu'on lui demande si la sortie de l'euro est toujours d'actualité au FN.

Du côté de l'extrême droite, on préfère attendre. Après les législatives, par exemple. 

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