Philippot refuse le nom "Grand Est Europe" pour sa région : "Et pourquoi pas 'Roumanie' ?"

Publié à 19h49, le 21 juillet 2015 , Modifié à 19h53, le 21 juillet 2015

Philippot refuse le nom "Grand Est Europe" pour sa région : "Et pourquoi pas 'Roumanie' ?"
© FREDERICK FLORIN / AFP
Image Etienne Baldit


Sympa pour la Roumanie. Pour Florian Philippot, qui comme chacun sait est un fervent patriote, il serait semble-t-il douloureux de voir sa région, provisoirement nommée Alsace Champagne-Ardenne Lorraine après la réforme territoriale, affublée du nom de "Grand Est Europe". Une idée lancée lundi 20 juillet par l'actuel président (LR) de la Région Alsace, Philippe Richert, tête de liste aux régionales de décembre et donc prétendant à la présidence de la nouvele grande région. 

Alors ce mardi, le numéro 2 du FN relaye un article de Lor'Actu qui détaille l'une de ses actions en tant que candidat aux régionales : créer un site internet qui offre aux citoyens la possibilité de proposer eux-mêmes un nom pour leur région. L'eurodéputé frontiste écrit :



L'UMP veut imposer 'Grand Est Europe' (pourquoi pas 'Roumanie' ?...), avec nous choisissez le nom de votre région.






Dans un communiqué cité par Lor'Actu, Florian Philippot fulmine :



Déjà coupable d'avoir laissé disparaître la région Alsace qu'il dirige, monsieur Richert, le candidat de l'ex-UMP en région Alsace, Champagne-Ardenne, Lorraine souhaite rebaptiser la nouvelle région fusionnée 'Grand Est Europe', effaçant ainsi volontairement toute référence à la France et créant une confusion très préjudiciable à notre région avec l'Europe de l'Est.

La France et ses régions n'ont donc rien à voir avec la Roumanie ou une quelconque autre partie de l'Europe de l'Est, qu'on se le dise. Or, "Est Europe", ça fait un peu trop roumain au goût du vice-président du FN. Il est pour sa part représentant de la "circonscription Est" au Parlement européen.

De son côté, Philippe Richert a expliqué vouloir "éviter tout acronyme" tel que "ACAL" ou "ALCA", actuellement avancés. Et de proposer "Grand Est Europe", "ou quelque chose qui rappelle à la fois notre localisation géographique et qui dise à la fois notre vocation". "Grand Est, ça veut dire ce que ça veut dire. C'est l'Est de la France, on est là ; en même temps l'Europe, c'est à la fois notre vocation, notre ouverture et quand on parle d'Europe on entend aussi Strasbourg", a-t-il encore argumenté.

À noter que lui aussi propose d'associer les citoyens au processus de décision, via internet.

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