Plainte contre Richard Ferrand : François de Rugy estime qu’Anticor fait "perdre son temps à la justice"

Publié à 10h13, le 09 novembre 2017 , Modifié à 11h20, le 09 novembre 2017

Plainte contre Richard Ferrand : François de Rugy estime qu’Anticor fait "perdre son temps à la justice"
© captures d'écran Franceinfo
Image Aurélie Marcireau


Mercredi 8 novembre, l’association Anticor a porté plainte contre Richard Ferrand. Elle entend relancer l'enquête qui visait le chef de file des députés LREM un mois après la décision de classement sans suite du parquet de Brest. Cette nouvelle plainte, François de Rugy trouve que c’est * un peu* abusé. Interrogé sur Franceinfo ce jeudi 9 novembre, il explique : 

Il faut peut-être savoir s'arrêter, quand même. Il y a eu des accusations portées par la presse contre Richard Ferrand. Il s'en est expliqué immédiatement, il ne s'est pas muré dans le silence. Il y a une procédure qui est enclenchée (...) et à la suite de  cette enquête, le procureur, qui a livré une analyse publique, a dit il n'y a pas matière à poursuite. 

Le Président de l’Assemblée nationale poursuit :

 Et là, une association, qui est agréée -elle a le droit de le faire, je ne lui conteste évidemment pas ce droit - dit: nous ne sommes pas d'accord avec l'interprétation du procureur. Et nous saisissons un autre procureur, celui de Paris, pour espérer qu'il y ait une nouvelle enquête. Est-ce qu'on n'est pas en train de faire perdre du temps à la justice simplement pour faire entretenir l' idée, parce que c'est quand même ça qu'il y a derrière, qu'à partir du moment où il y a une accusation, il doit y avoir une condamnation ?

Le 4ème personnage de l’Etat estime donc qu’à un moment, il faut arrêter avec les recours et plaintes. Il termine :

Il faut se dire que la bonne justice, c'est que l'on fait les enquêtes, que la justice établit les faits. S'il y a matière à poursuite ou pas, et là, il n'y a pas matière à poursuite.

Selon l’AFP, la plainte porte sur des faits présumés de « prise illégale d'intérêts », recel et complicité de ce délit. Le parquet de Brest avait annoncé le 13 octobre le classement de l'enquête, au regard notamment de la prescription de cette éventuelle infraction. "Nous attendons l'ouverture d'une instruction, pour qu'il y ait un procès, car nous ne sommes pas d'accord avec l'analyse du procureur de la République de Brest", a déclaré à l'AFP Jean-Christophe Picard, le président de l'association qui lutte contre la corruption.

[BONUS] Loi de transition énergétique : de Rugy souligne "la course de lenteur " de Ségolène Royal

François de Rugy, ex-EELV, est interrogé également sur l’annonce par Nicolas Hulot du recul sur l’objectif d‘atteindre 50 % d’énergies renouvelables en 2025. Il explique que c’est un échec. Il souligne que les procédures sont trop lourdes et lentes. Enfin, il s’en prend au précèdent gouvernement. Il dit :



J’ai soutenu cette loi de transition énergétique. J’ai tout fait avec d’autres députés dans le précédent mandat pour qu’elle soit adoptée et ensuite qu’elle soit appliquée. Mais qu’est-ce que je constate : François Hollande élu président de la République fait cette annonce en 2012. A l’époque, ça donne 13 ans. La loi n’est votée qu’en 2015 et ensuite pendant  3 ans, de 2015 à 2017, il ne se passe rien. C’est à dire l’application -l’équivalent des décrets d’application-,  la programmation pluriannuelle de l’énergie qui devait être faite par le gouvernement n’a pas été faite. On arrive en 2017 et là il ne nous reste plus que 8 ans pour atteindre l’objectif.

Jean-Michel Apathie relance l’ex-député EELV lui faisant préciser qu’il met donc en cause Ségolène Royal. L’élu continue : 

Ah, mais je vous dis que, dans le précédent mandat et ça a été l’objet de discussions avec François Hollande, avec ses premiers ministres et avec madame Royal. En effet ça a été une course de lenteur. Sans cesse, les échéances ont été repoussées. On a repoussé l’adoption de la loi. La loi aurait pu être adoptée dès 2013 (…) La loi de transition énergétique : plus d’un an entre le moment où elle est déposée en Conseil de ministres et où elle est effectivement adoptée. Ça ne marche pas.   

 

  

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