Pour Nicolas Bay (FN), la responsabilité de l'homme dans le réchauffement climatique est "peut-être plus limitée qu'on ne le dit"

Publié à 09h11, le 09 novembre 2017 , Modifié à 09h38, le 09 novembre 2017

Pour Nicolas Bay (FN), la responsabilité de l'homme dans le réchauffement climatique est "peut-être plus limitée qu'on ne le dit"
Nicolas Bay © Capture d'écran Europe 1
Image Sylvain Chazot


MAKE OUR PLANET POURRIE FOR EVER - "Il y a des similitudes entre Marine Le Pen et Donald Trump." Invité d'Europe 1 ce jeudi 8 novembre, Nicolas Bay ne s'en cache pas : il a une certaine admiration pour le 45e président des États-Unis d'Amérique, élu il y a tout juste un an. Le vice-président du Front national voit donc des similitudes entre le commander in chief et sa propre cheffe. Et, dans sa bouche, c'est un compliment.

Parmi les similitudes, il y a, semble-t-il, un regard, une vision de la responsabilité de l'Homme dans le réchauffement climatique. En 2014,  des chercheurs de l'Organisation fédérale pour la recherche scientifique et industrielle (CSIRO) ont estimé que l'activité humaine était responsable à 99,999% du réchauffement climatique. Ce qui est une proportion assez élevée. Mais apparemment pas assez. Et pour Donald Trump, qui a décidé de faire sortir les États-Unis des accords de Paris. Et pour une partie du FN.

Nicolas Bay, sur Europe 1, atténue ainsi la thèse officielle. Voici l'échange avec Patrick Cohen :

-          Patrick Cohen : Selon Trump, il n'y a pas de réchauffement. Ou, en tout cas, ce n'est pas dû aux activités humaines.

-          Nicolas Bay : Ce qui est très difficile… moi je laisse le soin aux scientifiques de trancher. La question c'est de savoir…

-          Patrick Cohen : Vous n'avez pas d'avis ?

-          Nicolas Bay : Ce n'est pas ça. Quelle est, dans ce réchauffement, qui est une réalité actuelle, la part de la responsabilité humaine ?

-          Patrick Cohen : Et à votre avis ?

-          Nicolas Bay : He bien je crois qu'elle existe mais elle est peut-être plus limitée qu'on ne le dit parfois. Il faut laisser les scientifiques travailler là-dessus.

Voilà qui est en tout cas conforme à la pensée de Marine Le Pen. "Le changement climatique n'est pas une religion, il est utile qu'il puisse y avoir précisément des débats pour savoir ce qui fait le plus de mal au climat. C'est un sujet qu'on pourrait avoir sur Paris. On s'apercevrait que ce n'est pas que la circulation automobile qui est le plus important", affirmait la présidente du FN en janvier dernier, alors que la capitale était confrontée à plusieurs épisodes de pollution. Des mots qu'elle tenait dans le cadre d'une conférence intitulée : La France durable.

Elle ajoutait :

Je ne suis pas une scientifique du climat, je pense que l'activité humaine contribue dans des proportions, que je suis incapable de mesurer, à ce phénomène.

En 2012, Marine Le Pen expliquait déjà ne pas être "sûre que l'activité humaine soit l'origine principale" du réchauffement climatique. 

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