Ancien transfuge de l'UMP et proche de Marion Maréchal-Le Pen, Olivier Bettati s'éloigne du FN

Publié à 07h45, le 09 novembre 2017 , Modifié à 07h46, le 09 novembre 2017

Ancien transfuge de l'UMP et proche de Marion Maréchal-Le Pen, Olivier Bettati s'éloigne du FN
Marion Maréchal-Le Pen et Olivier Bettati © ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP
Image Sylvain Chazot


Les transferts, il connaît. Et visiblement, ça ne lui fait pas peur. Olivier Bettati, ancien adjoint de Christian Estrosi à Nice, s'était rapproché du Front national en 2015, menant la liste frontiste dans le Var à l'occasion des élections régionales. Mais l'homme a la bougeotte.

Selon Marianne ce jeudi 8 novembre, Olivier Bettati, proche de Marion Maréchal-Le Pen, s'éloigne donc du parti d'extrême droite et se rapproche du Centre national des indépendants et paysans (CNIP), dont il devient le vice-président, annonce de son côté Nice Matin.

Dans le quotidien régional, Olivier Bettati annonce :

Les combats à venir seront des combats non pas économiques mais de civilisation, pour savoir ce que l'on va devenir.

Ou comment se démarquer de Marine Le Pen, une Marine Le Pen en laquelle, selon Marianne, il ne croit plus, notamment depuis son débat tout à fait catastrophique, en mai, face à Emmanuel Macron. Les thématiques civilisationnelles sont, en revanche, beaucoup plus portées par Marion Maréchal-Le Pen qui, sauf énorme coup de théâtre, fera bien un jour son retour en politique.

Le cas d'Olivier Bettati du FN est tout sauf anecdotique. Il est notamment vice-président du groupe FN à la région PACA.

Ce départ s'inscrit surtout dans un profond mouvement de désertions frontistes dans le sud de la France. Après la mise en retrait de la vie politique opérée par Marion Maréchal-Le Pen en juin dernier, plusieurs élus frontistes ont quitté le parti, comme Marc-Etienne Lansade, maire de Cogolin, en septembre. "Je suis en désaccord profond avec la ligne du Front national qui a changé, moi je n'ai pas changé. Je ne souhaite pas cautionner des propositions économiques et sociales qui vont dans le mauvais sens", disait-il à France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur. 

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