Pour prouver que l'emploi de son épouse n'est pas fictif, Patrice Carvalho (PCF) explique qu’elle "nettoie les chiottes"

Publié à 16h47, le 28 janvier 2017 , Modifié à 16h47, le 28 janvier 2017

Pour prouver que l'emploi de son épouse n'est pas fictif, Patrice Carvalho (PCF) explique qu’elle "nettoie les chiottes"
Le député PCF Patrice Carvalho en 1997. © PASCAL PAVANI / AFP

Des interrogations découlent des soupçons qui pèsent sur le couple Fillon : Penelope a-t-elle bénéficié d’un emploi fictif comme assistante parlementaire de son époux François ?Quid des nombreux autres conjoints et/ou membres de la famille qui travaillent pour des députés et sénateurs ?

Dans un article du 28 janvier consacré aux proches de parlementaires qui sont aussi leurs collaborateurs, Franceinfo: a tenté de savoir quelles missions précises leur étaient attribuées. La démarche a fort déplu à plusieurs parlementaires, parmi lesquels Patrice Carvalho, député PCF de l’Oise dont l’épouse Dominique est inscrite comme attachée parlementaire à la permanence dans la déclaration soumise à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP).

Pour prouver qu’il ne s’agit "pas d’un emploi fictif", l’élu picard a eu cet argument quelque peu étonnant :

Venez voir chez moi, si ma femme ne travaille pas ! Elle nettoie même les chiottes de la permanence !

On ne peut que s’étonner que la seule activité effectuée par son épouse que cite Patrice Carvalho soit une tâche ménagère. Ce n’est pas la première chose à laquelle on pense lorsqu’on évoque ce travail de collaboratrice. Car Dominique Carvalho est pourtant rémunérée en qualité d’assistante parlementaire et, dans la bouche du député au bleu de travail, ce nettoyage des sanitaires semble bien constituer la preuve ultime que l’emploi n’est pas fictif.

Vendredi, Pierre Laurent a découvert en direct, à la télévision, que Patrice Carvalho employait son épouse comme assistante parlementaire. Le secrétaire national du PCF s’est opposé à cette pratique qui, si elle est légale, est propice à la suspicion. "Puisque que c’est pas le bon sens et que ces pratiques existent assez largement parmi les parlementaires, eh bien il faut changer le règlement et il faut l’interdire", a assuré Pierre Laurent, ajoutant que selon lui, les élus doivent "cette transparence aux électeurs". Un "bon sens" que n’a donc apparemment pas suivi Patrice Carvalho.

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