Pour rassembler au second tour, Marine Le Pen se met "en congé de la présidence du Front national"

Publié à 20h58, le 24 avril 2017 , Modifié à 20h58, le 24 avril 2017

Pour rassembler au second tour, Marine Le Pen se met "en congé de la présidence du Front national"
© Capture d'écran France 2

Le défi des deux qualifiés au second tour de la présidentielle est désormais de rassembler. Si Emmanuel Macron (24,01%) devrait bénéficier du front républicain, la tâche semble mathématiquement plus compliquée pour Marine Le Pen (21,30%), qui n’a pour l’instant pas reçu le soutien de candidats éliminés et pourrait se heurter au fameux plafond de verre.

La candidate FN a donc dégainé une grosse ficelle de com’ ce lundi 24 avril sur France 2 en annonçant qu’elle se mettait en congé de la présidence de son parti. Elle a déclaré :

 

J’ai toujours considéré que le président de la République est le Président de tous les Français, et qu’à ce titre il doit donc rassembler tous les Français. C’est une conviction profonde, mais il faut maintenant passer des paroles aux actes et c’est la raison pour laquelle il m’est apparu indispensable de me mettre en congé de la présidence du Front national. Ce soir, je ne suis donc plus la présidente du Front national, je suis la candidate à la présidentielle, celle qui souhaite rassembler autour d’un projet d’espoir, de prospérité, de sécurité, l’ensemble des Français.

"Je me sentirai plus libre, mais surtout, je serai au-dessus de considérations partisanes, c’est un acte important", a-t-elle jugé. À travers cette nouvelle entreprise de dédiabolisation, Marine Le Pen ne cache donc pas qu’elle souhaite attirer dans ses filets des électeurs qui n’auraient pas voté pour elle au premier tour. Elle a à ce titre annoncé qu’"un certain nombre de contacts" étaient "en cours" avec des élus Les Républicains, qui se déchirent actuellement sur la position à adopter au second tour.

La présidente-du-FN-en-congé a par ailleurs tressé des lauriers à Nicolas Dupont-Aignan dont le projet est "extrêmement proche" de celui du Front national. "Nous pourrions en tout cas engager une conversation", a-t-elle souhaité.

Comme l’a rappelé un journaliste de Libération, l’idée de se mettre en retrait de la présidence du parti avait déjà été soumise à Jean-Marie Le Pen en 2002, mais celui-ci avait refusé.

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