Présidence LR : Maël de Calan accepte le débat "devant les militants" proposé par Laurent Wauquiez

Publié à 10h43, le 08 novembre 2017 , Modifié à 12h36, le 09 novembre 2017

Présidence LR : Maël de Calan accepte le débat "devant les militants" proposé par Laurent Wauquiez
Maël de Calan © AFP
Image Etienne Baldit


BREF - Petits candidats en mal de notoriété, Maël de Calan et Florence Portelli voulaient débattre avec Laurent Wauquiez en direct à la télé, si possible en prime time. Plusieurs chaînes de télé et stations de radio s'étaient rapidement positionnées, alléchées par cete affiche dans la continuité de la grosse saison politico-médiatique 2016-2017. Peu désireux de leur offrir cette exposition médiatique mais prétextant vouloir avant tout éviter la moindre division, le favori de l'élection pour la présidence de LR avait cependant refusé et formulé une contre-proposition : un débat certes, mais organisé par le parti et "devant les militants", retransmis sur le site internet du parti et éventuellement dans les médias. Et après quelques jours de réflexion, le candidat juppéiste s'est finalement rallié à cette solution.

Sur Twitter mardi 7 novembre au soir, Maël de Calan a rendu publique une lettre adressée à ses deux concurrents pour la tête du parti de droite. Un courrier dans lequel il accepte finalement la proposition de Laurent Wauquiez, "même si cette option nous semble moins intéressante, à la fois pour nos adhérents et pour nos électeurs", écrit-il.





L'élu du Finistère ajoute quelques menues conditions pratiques : que ce débat soit organisé par la Haute autorité de LR, avec sélection par cette dernière d'un "panel d'adhérents" auxquels les candidats pourraient répondre "sur différents thèmes cadrés en amont" ; une diffusion des échanges "sur les réseaux sociaux" et une ouverture à la presse "qui pourrait naturellement retransmettre" la chose ; une date soit dans la dernière semaine de novembre, soit dans la première de décembre, l'élection se tenant les 10 et 17 décembre (en cas de second tour nécessaire).

Reste donc à connaître la position de la filloniste Florence Portelli. Première à avoir proposé et réclamé publiquement ce débat médiatique à ses adversaires, la maire de Taverny (Val-d'Oise) devrait a priori être beaucoup moins favorable à cette nouvelle formule. Dans un communiqué fin octobre, elle critiquait en ces termes la proposition de Laurent Wauquiez :



Organiser un débat devant quelques centaines de personnes dans le huis-clos d'une salle parisienne, c'est priver de débat une grande majorité des adhérents. C'est aussi et surtout donner l'image d'un parti replié sur lui-même [...].

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[Edit 09/11] Sur Sud Radio jeudi, Florence Portelli a fait part de son gros mécontentement quant à ces développements :

J'ai déjà été estomaquée par le débat ridicule sur l'exclusion des Constructifs. Et maintenant, se dire qu'un parti qui prétend être le premier parti d'opposition, dans une démocratie occidentale au XXIe siècle, a peur d'aller à la télévision, franchement, c'est vraiment pour moi incompréhensible et j'ai vraiment un sentiment de honte. Moi, je suis fière d'être de droite. Je n'ai pas peur d'aller montrer aux Français qui nous sommes, quelles sont nos valeurs. On ne peut pas dire partout 'je suis la droite, la vraie droite' et montrer les muscles et puis en même temps se cacher, se terrer dès qu'il s'agit de se montrer. Ce n'est pas possible. Sinon Macron est tranquille pendant de très longues années.

[...] Je ne comprends absolument pas. La démocratie, elle ne se cache pas. Un parti moderne doit évidemment montrer ses lignes face aux Français. C'est un drôle de débat dans le débat.


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