Proche d’Hamon, Cherki n’imagine pas Cazeneuve mener la campagne des législatives : "Cette hypothèse est une plaisanterie"

Publié à 07h55, le 21 avril 2017 , Modifié à 07h55, le 21 avril 2017

Proche d’Hamon, Cherki n’imagine pas Cazeneuve mener la campagne des législatives : "Cette hypothèse est une plaisanterie"
Pascal Cherki. © AFP
Image Sébastien Tronche


Rien ne va plus entre Benoît Hamon et le PS. Alors que le parti de la rue de Solférino est divisé entre les loyalistes qui soutiennent le vainqueur de la primaire et ceux, à l’instar de Manuel Valls, qui ont décidé de voter pour Emmanuel Macron, se profilent déjà l’après-présidentielle et les législatives.

Anticipant une défaite de Benoît Hamon dès le premier tour, de nombreux socialistes ont envisagé l’hypothèse de confier au Premier ministre Bernard Cazeneuve le soin de mener la campagne des législatives. L’intéressé lui-même s’est dit "disponible" alors qu’il ne sera pas candidat à sa propre succession. "Cazeneuve, c’est Kasper", ironise ce vendredi 21 avril Pascal Cherki, pilier de la campagne du candidat PS, dans les colonnes du Figaro.

Le député PS de Paris poursuit, jugeant que cette hypothèse Cazeneuve est "une plaisanterie" :

Il ne sera plus à Matignon. Il ne sera pas candidat aux législatives. Et il prétendrait diriger ? Mais avec quelle légitimité politique ? Celle d’un bilan de François Hollande que tout le monde rejette ? Cette hypothèse est une plaisanterie.

Bonne ambiance donc au PS à deux jours du verdict du premier tour de l’élection présidentielle. Une ambiance délétère révélée également par les tensions entre l’équipe de campagne du candidat et le parti. Ainsi, rapporte encore Le Figaro, "les principaux cadres du PS, Hamon compris, ont été invités par la direction à se réunir dimanche à 18 heures pour un bureau national d’analyse de la situation" afin que "chacun se répartisse pour la soirée sur les plateaux de télévision". Mais cette réunion se fera sans l’équipe de campagne de Benoît Hamon et sans le candidat. "Nous serons à cette heure-là en comité de campagne avec notre candidat", assure Pascal Cherki qui peste sur le manque d'engagement du parti pour son candidat :



Il ne tire pas sa légitimité du PS mais des électeurs de la primaire. Et si l’ensemble du parti nous avait soutenus, la situation serait peut-être différente.

Bonne ambiance (bis).

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