Quand Nathalie Kosciusko-Morizet surnomme Patrick Buisson "la Gestapette"

Publié à 08h25, le 30 mai 2013 , Modifié à 08h59, le 30 mai 2013

Quand Nathalie Kosciusko-Morizet surnomme Patrick Buisson "la Gestapette"
Photo Reuters.
Image Sébastien Tronche

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AMABILITES - Entre l’ancien conseiller politique et l’ancienne porte-parole de la campagne de Nicolas Sarkozy, ce n’est pas l’amour fou. Après avoir déjà déclaré en "on" que l’objectif de Patrick Buisson durant la campagne élyséenne avait été "de faire gagner Charles Maurras", Nathalie Kosciusko-Morizet lui a trouvé un petit surnom, pas franchement affectueux.

C’est un article du Nouvel Observateur du 30 mai qui révèle cette suite à la querelle idéologique qui oppose les deux personnalités de l’UMP. 

A propos de NKM, l’hebdomadaire écrit ainsi :

Elle ferraille, mordante, sure d’avoir déjoué le complot ourdi par celui qu’elle appelle "La Gestapette".

La référence à la Gestapo et à la seconde guerre mondiale est cristalline. Et le Nouvel Obs d’expliquer l’origine de ce petit nom :

En privé, elle ne le désigne plus que par le sobriquet forgé par un chroniqueur des années 30, pour crucifier Abel Bonnard, essayiste et homme politique, maurassien et homosexuel.

Attaquée et contestée par la Droite forte, et notamment Guillaume Peltier – qu’elle comparait déjà le 21 mai à Patrick Buisson en parlant de "groupes issus du FN" -, NKM accuse, selon l’article, Patrick Buisson d’être derrière cette saillie à son encontre. Ainsi voit-elle en l’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy celui "qui a armé le bras de Peltier".

Conseiller de Jean-François Copé, Patrick Buisson est aussi régulièrement visé par l’aile la plus modérée de l’UMP qui voit en lui l’architecte de la ligne droitière du président du parti. Une ligne fortement critiquée, notamment par Alain Juppé.

Ambiance. 

 

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