Référendum en Catalogne : pour le FN David Rachline, "il y a eu des violences des deux côtés"

Publié à 11h56, le 02 octobre 2017 , Modifié à 11h56, le 02 octobre 2017

Référendum en Catalogne : pour le FN David Rachline, "il y a eu des violences des deux côtés"
David Rachline © AFP
Image Sylvain Chazot


ON MANY SIDES, ON MANY SIDES - Le référendum en Catalogne pose un problème pratique au Front national : comment le parti d'extrême droite peut-il se positionner, lui qui défend à la fois le recours constant au peuple et prône en même temps une défense de l'unité de la nation. David Rachline, nouveau responsable de la communication du FN depuis le départ de Florian Philippot, peut en témoigner : il a été un petit peu été embarrassé par le sujet, ce lundi 2 octobre sur franceinfo:.

Le référendum sur l'indépendance de la Catalogne organisé la veille a été émaillé de nombreuses violences policières. Les forces de l'ordre sont intervenues à plusieurs reprises pour empêcher le déroulement du vote. Plusieurs dizaines de personnes ont été blessées. Du seul point de vue de la communication, devant les images des interventions policières musclées, Madrid a déjà perdu. Sauf pour David Rachline qui, donc, estime qu'il y a eu des violences des deux côtés.

Après avoir estimé que le FN n'a "pas d'ingérence à faire dans les affaires d'une nation souveraine", David Rachline poursuit :



Madrid a été relativement discréditée par la violence de la réaction qui a été la sienne et Barcelone est discréditée quand elle veut violer la Constitution de ce pays. Donc il y a des excès des deux côtés et la voie du dialogue est celle qui amènera vers le calme et l'apaisement.

Le responsable de la communication commence donc par parler d'"excès". Quelques minutes plus tard, il renvoie à nouveau dos à dos les deux parties. Mais son vocabulaire change. Il lance :

Sur le fond, il faut respecter la Constitution. Mais on voit bien que la réaction [des autorités] était disproportionnée et la violence trop forte. Il y a eu des violences des deux côtés, entre nous soit dit.

Selon le gouvernement régional catalan, 844 personnes ont sollicité "une assistance médicale" dimanche après que les autorités ont fait usage de la force pour empêcher la tenue du scrutin. Le ministère de l'Intérieur a, pour sa part, fait état de onze membres des forces de l'ordre blessés ; certains ont été visés par des jets de pierres. 

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