Régionales : dès l’annonce des résultats, la primaire de la droite et du centre démarre

Publié à 22h46, le 13 décembre 2015 , Modifié à 22h46, le 13 décembre 2015

Régionales : dès l’annonce des résultats, la primaire de la droite et du centre démarre
© JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP
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    C’était attendu, c’est fait. Dès l’annonce des résultats du 13 décembre, les différents candidats à la primaire de la droite de 2016 se sont exprimés. Pour parler du scrutin bien sûr mais surtout pour se démarquer en vue de la primaire.

    • Nathalie Kosciusko-Morizet

    C’est la première à commenté les résultats pour critiquer la ligne du "ni-ni" de Nicolas Sarkozy. Candidate à la primaire, l’ancienne candidate à la municipale de Paris s’est adressée en creux au président du parti LR, alors qu’elle-même est toujours numéro 2 du parti. Sur le plateau de TF1, elle balance :

    Si les électeurs avaient appliqué le ni-ni, nos candidats en Nord-Pas-de-Calais-Picardie et en Paca auraient été battus. C’est une évidence. Je suis heureuse que les électeurs n’aient pas appliqué le ni-ni et que nos candidats aient pu gagner. Je suis heureuse que ce soir il n’y ait pas de région au Front national.

    Juste avant, une réunion a eu lieu au siège de LR qui a vu éclater une violente dispute entre Nicolas Sarkozy et NKM, selon plusieurs journalistes.

    • Nicolas Sarkozy

    Le président de Les Républicains s’est exprimé assez rapidement, juste après la sortie de sa numéro 2. Sans mentionner directement la primaire, Nicolas Sarkozy a simplement expliquer ne pas vouloir sauter d’une élection à une autre, tout en expliquant souhaiter un débat sur la ligne politique de LR :

    Il nous faut maintenant prendre le temps de débattre au fond des choses des grandes questions qui angoissent les Français. Elles nous engagent. Je pense à l’Europe, à la politique économique, au chômage de masse, à notre sécurité, à l’éducation, à l’affirmation de notre identité. Ce serait une erreur de passer d’une élection à une autre comme si les Français ne nous avaient rien dit.
    • Alain Juppé

    Lui aussi s’est immédiatement projeté au-delà en voulant prendre "du recul". Le tout avant de se lancer dans une longue anaphore sur le thème "Mon idée de la France" en expliquant vouloir « s’adresser à tous les Français ». Il dit notamment :

    Mon idée de la France, c'est une France moderne, compétitive qui donne toutes ses chances à l'esprit d'innovation des Français.

    Mon idée de la France, c'est aussi une France forte dans laquelle l'État fait respecter la loi républicaine.

    Mon idée de la France, c'est une France fidèle à ses valeurs, à son histoire, à sa culture c'est à dire une France fraternelle qui ne laisse aucun de ses enfants sur le bord de la route.

    Mon idée de la France, c'est une France de la confiance, une France qui a confiance en elle-même et qui fait confiance à tous ses talents.

    C'est cette France que je veux construire avec tous les Français. Vive la République, vive la France. 

    Une idée confirmée par le tweet de son bras droit, Gilles Boyer, expliquant que les résultats du premier tour ne devaient pas être oubliés.

    • François Fillon

    François Fillon a aussi pris la parole rapidement dans la foulée des résultats avant de se rendre au QG de Valérie Pécresse, filloniste de longue date. L’ancien Premier ministre a brièvement expliqué qu’il avait "un projet pour faire gagner la France". Il dit :

    Tout est bloqué, pourtant j’ai la conviction qu’avec des réformes audacieuses, la France peut se libérer, se redresser, reprendre confiance en elle-­‐même et devenir la première puissance européenne. Cette élection régionale constitue le dernier avertissement avant 2017. J’ai un projet pour faire gagner la France. Je repars au combat et j’y invite tous ceux qui veulent relever le défi. Vive La France et vive la République.

    Cependant, dans l'entourage de l'ancien Premier ministre, c'est le même constat que celui dressé par l'équipe d'Alain Juppé.

    • Hervé Mariton

    Il avait été l’un des premiers à critiquer Nicolas Sarkozy au soir du 6 décembre. Sur Public Sénat, il a tiré son coup de chapeau au président LR pour son discours avant cependant de tracer sa propre ligne libérale.

    • Bruno Le Maire

    S’il n’est pas encore officiellement candidat, Bruno Le Maire a rappelé son envie de renouveau sur le plateau de France 2 en répondant aux questions des journalistes. Cependant, aucune réelle nouvelle annonce n’a été faite par le député de l’Eure. 

    Le 14 décembre, au lendemain des résultats, un bureau politique sera organisé au siège du parti. Ambiance en vue.

    Quant aux autres candidats, probables ou potentiels, ils sont ici. On ne sait d’ailleurs toujours pas ce que pense Hassen Hammou, candidat à l’élection LR, de cette élection. Et ça, c'est dommage.

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