Régionales : Loïg Chesnais-Girard, l’homme qui pourrait diriger la Bretagne si Jean-Yves Le Drian l’emporte

Publié à 07h50, le 04 décembre 2015 , Modifié à 08h10, le 04 décembre 2015

Régionales : Loïg Chesnais-Girard, l’homme qui pourrait diriger la Bretagne si Jean-Yves Le Drian l’emporte

HOMME-LIGE - Jean-Yves Le Drian pourrait bien être une exception. Le seul ministre à obtenir une dérogation pour rester à la fois ministre de la Défense et président de région, la Bretagne en l’occurrence, s’il l’emporte au soir du deuxième tour des élections régionales, le 13 décembre. Etat de "guerre" oblige.

Alors, depuis plusieurs jours, la droite, et Marc Le Fur son candidat en tête, demande au candidat socialiste de clarifier la situation et de dire clairement qui dirigera la région si le PS l’emporte et que Le Drian reste parallèlement à son ministère. Au moins jusqu’à la fin de l’état d’urgence.

La réponse est désormais connue, donnée par Le Point le 3 décembre et relayée par Le Figaro de ce vendredi 4 décembre. Il s’agit du directeur de campagne du ministre de la Défense, un certain Loïg Chesnais-Girard.

"En cas de victoire, Loïg Chesnais-Girard, actuel directeur de campagne du ministre, deviendrait premier vice-président et se verrait confier la gestion quotidienne de la région", écrit ce vendredi Le Figaro à propos de ce "cadre bancaire de 37 ans, maire de Liffré, vice-président chargé de l’économie et de l’innovation au sein du conseil régional sortant" et "proche du ministre".

Jusqu’ici, puisque Jean-Yves Le Drian est plutôt occupé à son ministère après les attentats du 13 novembre qui ont frappé Paris et alors que la France a amplifié ses bombardements en Syrie et en Irak contre Daesh, c’est lui, le second, qui mène la campagne de terrain, "qui fait le sale boulot", écrit Le Point.

[BONUS TRACK] Mais il est où le logo du PS ?

Pour faire campagne, Jean-Yves Le Drian, qui a déjà dirigé la région et n’est jamais parti très loin des affaires locales, a choisi de ne pas placarder le logo du PS sur ses affiches de campagne. Interrogé sur cette absence, le numéro 2 du ministre explique au Figaro :

C’est vrai, mais c’était déjà le cas en 2004 et 2010.

Puis, ajoute-t-il, Jean-Yves Le Drian est suffisamment identifié à gauche et comme ministre du gouvernement de Manuel Valls. Ainsi, il n’y aurait aucune duperie. Il dit :

 

Personne n’ignore que Jean-Yves Le Drian est membre du gouvernement.

Du rab sur le Lab

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