Régionales : Masseret (PS) se maintient dans l'Est et critique le front républicain

Publié à 13h39, le 07 décembre 2015 , Modifié à 13h41, le 07 décembre 2015

Régionales : Masseret (PS) se maintient dans l'Est et critique le front républicain
Jean-Pierre Masseret annonçant qu'il se maintient au second tour des régionales, lundi 7 décembre 2015 © Montage Le Lab via BFMTV
Image Etienne Baldit


Non, Jean-Pierre Masseret ne se retirera pas en vue du second tour des régionales en Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine. Troisième dimanche 6 décembre avec 16,1% derrière Florian Philippot (FN, 36%) et Philippe Richert (LR-UDI-MoDem, 25,83%), le candidat socialiste refuse de s'effacer au profit de celui de la droite, comme le lui demandait pourtant Jean-Christophe Cambadélis

Après une matinée passée à discuter de sa stratégie avec ses équipes, Jean-Pierre Masseret a officiellement annoncé sa décision peu après 13 heures, lundi 7 décembre. Et s'il se maintient, c'est d'abord pour s'opposer au FN au sein du conseil régional, en siégeant dans le groupe d'opposition. Se retirer serait effectivement revenu à accepter de n'avoir aucun élu régional PS durant les six prochaines années

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Et la tête de liste PS de s'opposer clairement à la stratégie du front républicain, inefficace depuis "des années et des années" selon lui :



La politique d'évitement, du front républicain, existe depuis des années et des années. À chaque fois, l'élection qui suit voit grandir le Front national. Par conséquent, cette stratégie de l'évitement n'est pas une stratégie qui réussit. [...] Donc il faut en tirer les conséquences. C'est pas l'évitement qui évite le Front national, c'est l'affrontement qui fera reculer ce parti. Et c'est à l'intérieur de cette assemblée territoriale que ces choses doivent se porter. 

Message transmis aux cadres du PS, notamment Manuel Valls. 

Jean-Pierre Masseret ne s'arrête pas là et convoque notamment Jean Jaurès et Léon Blum pour justifier sa prise de position, dans une double anaphore que n'aurait pas reniée François Hollande :

Nous sommes fidèles à ce que nous portons, nous sommes fidèles à ce qu'attendent les électeurs et les électrices de gauche, nous sommes fidèles au combat républicain, nous sommes fidèles au parti de Jaurès et de Blum en vérité. Parce que nous voulons en effet instaurer un nouveau rapport de force. Plutôt que de se retirer, il s'agit de se confronter, il s'agit d'être présent, il s'agit de conduire le combat, il s'agit de ne jamais laisser tomber les choses. 

Contrairement à lui, deux autres candidats PS arrivés troisièmes du premier tour ont accepté de se retirer pour faire barrage au FN : Pierre de Saintignon en Nord-Pas-de-Calais - Picardie et Christophe Castaner en Paca. Dans ces régions, ce sont respectivement Marine Le Pen et Marion Maréchal-le Pen qui sont en tête, toutes deux avec plus de 40% des voix. 

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