Robert Ménard reconnaît s'être bien planté au sujet d'Emmanuel Macron : "j'ai été un crétin"

Publié à 15h59, le 10 mai 2017 , Modifié à 15h59, le 10 mai 2017

Robert Ménard reconnaît s'être bien planté au sujet d'Emmanuel Macron : "j'ai été un crétin"
Robert Ménard © AFP
Image Sylvain Chazot


Mercredi 10 mai 2017. Dans quatre jours, Emmanuel Macron prendra officiellement ses fonctions de président de la République, succédant ainsi à François Hollande. En attendant, le futur chef de l'État se prépare, participe à des cérémonies avec l'actuel Président, serre des mains, prend des bains de foule. Et reçoit les encouragements de personnalités politiques que l'on n'imaginait pas aussi fair-play.

Ce mercredi, par exemple, c'est au tour de Robert Ménard de souhaiter le meilleur à Emmanuel Macron. Invité de RMC, le maire de Béziers élu en 2014 avec le soutien du Front national espère que le prochain Président réussira. "Vous pensez que je suis pour la politique du pire? Que je suis le militant abruti qui veut que Macron se plante? Je ne veux pas qu’il se plante. S’il se plante c’est mon pays qui paye", assure Robert Ménard.

Celui qui ambitionnait, fut un temps, de réussir l'union des droites, va encore plus loin. Il reconnait s'être parfaitement gouré à propos d'Emmanuel Macron. Il dit :



Je suis opposé à monsieur Macron pour tout un tas de raisons, mais en même temps j’écoute un tout petit peu. Je ne suis pas… j'allais dire autiste, il ne faut pas dire ça… je ne suis pas sourd. Je ne suis pas sourd à ce qu'il se dit. Il dit quelque chose d’un refus de la politique. J’ai été un crétin là-dessus comme plein de gens. Moi, j’ai cru que c’était un hologramme, qu’il allait disparaître. Eh bien ça ne disparaît pas et il est aujourd'hui chef de l'État.

 À voir en vidéo ci-dessous :



Robert Ménard ajoute qu'au final, c'est Emmanuel Macron qui "avait raison". "Il a ringardisé la façon dont on fait de la politique. Il faut l’entendre. C’est vrai qu’il n’a que 39 ans et que quand il est sur un plateau face à des gens qui sont là depuis 20 ans, 25 ans, 30 ans, il change les choses", considère Robert Ménard, qu'on a rarement vu aussi bienveillant à l'égard d'un homme politique qui n'est pas de son camp.  

"Je ne dis pas que c’est un mauvais homme. Je ne suis pas d’accord avec lui. J'aime ce pays, j'aime ce pays. Je combats la politique qu'il incarne mais s’il peut faire changer les choses sur le terrain économique, qu’à Béziers, il y ait un peu plus d’entreprises qui viennent risquer, dans ces villes moyennes, un certain nombre de choses, je l'espère. Je l'espère", conclut-il. Eh bé… 



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