Selon Claude Goasguen (LR), il ne faut pas mettre les cris de chèvre sur le compte du sexisme : "Les hommes en prennent aussi"

Publié à 12h42, le 05 août 2017 , Modifié à 12h48, le 05 août 2017

Selon Claude Goasguen (LR), il ne faut pas mettre les cris de chèvre sur le compte du sexisme : "Les hommes en prennent aussi"
"Ca sent plus la fatigue que le sexisme." © BERTRAND GUAY / AFP
Image Amandine Réaux


MALE TEARS – Les "cris de chèvre" adressés à la députée LREM Alice Thourot prouvent que les remarques sexistes n’ont pas disparu de l’Assemblée nationale malgré la vague de renouveau. Enfin, les remarques de députés "fatigués", devrait-on dire, à en croire Claude Goasguen. Interrogé sur LCI, vendredi 4 août, sur ces bêlements qui pourraient venir des rangs de Les Républicains, le député LR de Paris condamne cette attitude "inadmissible" mais qui relèverait davantage de la "fatigue" que du "sexisme". Il explique :



- Claude Goasguen : Même si c’est un député de nos rangs, ce sont des choses qui ne se font pas. C’est inadmissible. On peut mettre ça sur le compte de la fatigue, mais c’est inexcusable quand même.

- Journaliste : On peut mettre ça surtout sur le compte du sexisme, peut-être ?

- Claude Goasguen : Oui enfin, vous savez, les hommes en prennent aussi, hein.

Selon Claude Goasguen, ces cris de chèvre ne sont pas sexistes puisque "les hommes en prennent aussi". Toutefois, on ne saura pas quand il (ou un de ses collègues hommes) a été victime de sexisme – pardon, de *comportement fatigué*.

Plusieurs députés ont dénoncé, jeudi 3 août, jour du vote définitif de la loi moralisation au Palais Bourbon, des "cris de chèvre" pendant qu’Alice Thourot prenait la parole pour défendre le projet de loi et la suppression de la réserve parlementaire. Selon le député macroniste Saïd Ahamada, il s’agit d’un député LR.

Une "misogynie ordinaire à l’Assemblée nationale", dénoncée par Jean-Luc Mélenchon puis par le président de l’Assemblée lui-même, François de Rugy. Sur Twitter, le titulaire du perchoir a ainsi apporté son soutien à la députée Alice Thourot et dit sa ferme intention d’identifier l’auteur de ces cris afin de le sanctionner.

Dans la même veine, contacté par L'Obs, Richard Ferrand, président du groupe LREM à l'Assemblée, a qualifié cet événement de "honteux", "misogyne" et "appelle une sanction".

En 2013, le député LR Philippe Le Ray s’était fait remarquer en imitant le cri d’une poule lors de l’intervention de l’écologiste Véronique Massoneau. L’élu de droite, "éméché", selon Véronique Massoneau, avait ensuite été sanctionné à l’unanimité des présidents de groupe, privé d’un quart de son indemnité parlementaire pendant un mois, soit 1.000 euros environ.

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