Toujours pas de femme à la tête du groupe PS au Sénat après l'élection de Patrick Kanner

Publié à 12h27, le 23 janvier 2018 , Modifié à 07h43, le 24 janvier 2018

Toujours pas de femme à la tête du groupe PS au Sénat après l'élection de Patrick Kanner
© AFP
Image Etienne Baldit


Ils étaient deux candidats à la succession de Didier Guillaume, démissionnaire et récent retraité de la politique, au poste de président du groupe socialiste du Sénat : Patrick Kanner et Laurence Rossignol, tous deux anciens ministres du quinquennat Hollande. Et c'est le premier, néo-sénateur du Nord depuis septembre dernier, qui a été désigné par ses pairs au cours d'un vote mardi 23 janvier, par 47 voix contre 25 à sa collègue de l'Oise.





Laurence Rossignol avait déjà candidaté à ce poste en septembre, sans succès. C'est donc son deuxième échec à cette *élection*. C'est aussi une nouvelle opportunité ratée pour les sénateurs socialistes de se choisir une femme pour tête de file, ce qui aurait été une grande première dans l'histoire du groupe. Une occasion manquée qui a suscité les railleries de la sénatrice PS de Paris Marie-Pierre de la Gontrie :







En se portant candidate lundi, Laurence Rossignol avait proposé d'instaurer "une co-présidence paritaire" du groupe socialiste, à l'image de ce que le groupe écologiste à l'Assemblée nationale avait mis en place en 2013. Finalement, ce sera donc une présidence simple et masculine. Comme d'hab, en somme.

Plus largement, certains commencent à en avoir vraiment "ras-le-bol" (spéciale dédicace à Martine Aubry) de la surreprésentation des hommes aux postes à responsabilité au sein du Parti socialiste et de ses groupes parlementaires. C'est le cas par exemple de Mehdi Ouraoui, membre du bureau national du PS, qui rappelle que Delphine Batho est la seule femme candidate au poste de Premier secrétaire du PS (face à Stéphane Le Foll, Olivier Faure, Luc Carvounas et Emmanuel Maurel - en attendant éventuellement Julien Dray) :







[EDIT 24/01]

Auprès de Public Sénat, Laurence Rossignol a elle aussi regretté cette règle empirique qui veut que les hommes gagnent toujours les élections les plus importantes :



C’est comme le football. A la fin, c’est toujours un homme qui gagne.

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