Un seul député vote contre le projet de loi numérique : l'élu LR Nicolas Dhuicq

Publié à 19h36, le 26 janvier 2016 , Modifié à 19h36, le 26 janvier 2016

Un seul député vote contre le projet de loi numérique : l'élu LR Nicolas Dhuicq
Nicolas Dhuicq © LOUAI BESHARA / AFP

SEUL TOUT – Nicolas Dhuicq n'est pas du genre à suivre la masse. Ce mardi 26 janvier, alors que l'Assemblée nationale a voté à une large majorité le projet de loi numérique, le député Les Républicains de l'Aube, lui, a voté contre. Et ils ne sont pas beaucoup à avoir fait comme lui. À vrai dire, Nicolas Dhuicq est le seul des 577 députés à avoir voté contre ce projet de loi.

Dans le détail, le scrutin se répartit comme ceci :

544 votants

357 suffrages exprimés

356 votes pour

1 vote contre

187 abstentions

Contacté par le Lab, Nicolas Dhuicq explique que, s'il a voté contre ce projet de loi, c'est parce qu'il ne comportait pas suffisamment de mesures, selon lui, pour l'aménagement des infrastructures numériques dans les zones rurales.

Il dit :

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Il y a une fracture numérique entre les Français qui vivent dans les grandes villes et ont un accès faciles aux flux haut-débit, et les autres, comme dans mon secteur, qui parfois ne reçoivent pas internet. On ne peut pas avoir cette fracture-là, extrêmement lourde.

 

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Et l'élu LR d'estimer qu'avec ce projet de loi, "on n'a pas entendu les résultats de régionales". "Vous avez des citoyens français qui, à tort ou à raison, ont une impression de déclassement", ajoute-t-il, expliquant que la différence dans les moyens d'accès à internet peut accentuer ce sentiment.

Il précise :

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Le projet de loi s'appelle 'pour une République numérique'. Je suis désolé mais 'République' implique qu'il y ait une égalité de traitement entre les citoyens.

 

"

De fait, Nicolas Dhuicq aime souvent n'en faire qu'à sa tête. En novembre 2014, il faisait partie des sept députés qui avaient voté contre la proposition de résolution visant à réaffirmer le droit fondamental à l'interruption volontaire de grossesse en France.

Du rab sur le Lab

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