VIDÉO - Entre 2002 et 2017, Zinédine Zidane n’a pas changé d’avis, il est toujours contre le FN

Publié à 16h02, le 28 avril 2017 , Modifié à 19h27, le 28 avril 2017

VIDÉO - Entre 2002 et 2017, Zinédine Zidane n’a pas changé d’avis, il est toujours contre le FN
Zinédine Zidane en 2017 et en 2002. © Montage AFP
Image Victor Dhollande-Monnier


LAB 1.0 – Le meilleur joueur de tous les temps a parlé. Interrogé sur le deuxième tour de l’élection présidentielle, vendredi 28 avril en conférence de presse, notre "Zizou" national a pris position. "Le message, c'est toujours le même, celui de 2002", faire barrage au Front national, a-t-il assuré.

Sans jamais nommer les deux finalistes de la présidentielle, l’actuel entraîneur du Real Madrid s’oppose clairement à la candidate du Front national :

Le message, c'est toujours le même, celui de 2002. Je suis loin de toutes ces idées-là, de ce Front national. Donc [il faut] éviter au maximum ça. Les extrêmes, ce n'est jamais bon.

Une déclaration à voir ci-dessous en vidéo : 



Né à Marseille de parents immigrés algériens, le champion du monde 98 avait déjà pris une position similaire en 2002 lorsque le Front national avait atteint le second tour. Il décrivait à l’époque le FN comme un "parti qui ne correspond pas du tout aux valeurs de la France" :

Quand on voit qu’il y a 30% d’abstention et qu’à l’arrivée, ça fait un deuxième tour tête-à-tête Chirac [silence] l’autre. C’est pas possible, c’est pas jouable quoi.Donc, ce que je veux simplement dire, c’est qu’il faut simplement dire aux gens qu’il faut qu’ils votent. C’est très important. Et surtout, pensez aux conséquences que ça peut avoir, en bottant un parti qui ne correspond pas du tout aux valeurs de la France.

Une séquence à voir ici en vidéo : 



A l’époque déjà, le Zidane joueur n’arrivait pas à prononcer le nom de Jean-Marie Le Pen. Quinze ans après, "Zizou" a un peu moins de cheveux et a pris place sur le banc des entraîneurs. Mais il n’a pas changé sa position ni ses mots. Le "maestro" est resté droit dans ses crampons.





[BONUS TRACK]

Interrogée en fin de journée sur cette prise de position, Marine Le Pen a mollement réagi, avant de s'en prendre au salaire des footballeurs et à la politique fiscale d'Emmanuel Macron :



C’est son avis, qu’est-ce que vous voulez que je vous dise ? Il peut donner des conseils en foot, il est assez bon, il faut bien le dire, mais en politique c’est pas une certitude, hein ! Vous me direz, avec ce qu’il gagne, je comprends qu’il vote Macron, en même temps parce que comme monsieur Macron veut faire en sorte que les gros ISF ne paient plus d'imposition, je suppose que monsieur Zinédine Zidane a pas mal de capital financier et que donc il a tout intérêt à l'élection de monsieur Macron pour préserver la richesse qu'il a pu obtenir grâce à son talent.

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