VIDÉO – Jean-Luc Mélenchon minimise les "erreurs" de ses "amis" du Venezuela et cible "l'impérialisme américain"

Publié à 13h50, le 26 août 2017 , Modifié à 13h50, le 26 août 2017

VIDÉO – Jean-Luc Mélenchon minimise les "erreurs" de ses "amis" du Venezuela et cible "l'impérialisme américain"
© Capture d'écran YouTube
Image Sylvain Chazot


C'est l'un des feuilletons de l'été : comment La France insoumise va-t-elle se positionner par rapport à la situation au Venezuela après avoir, pendant des années, vanté les mérites du régime chaviste ? Longtemps, le mouvement incarné par Jean-Luc Mélenchon a botté en touche. Le quatrième homme de la présidentielle ne voulait pas commenter. Mais la venue de l'ancien président équatorien Rafael Correa aux universités d'été de LFI l'a un peu forcé à s'exprimer.

Vendredi 25 août, à Marseille, et aux côtés donc de Rafael Correa, Jean-Luc Mélenchon a indirectement évoqué la situation au Venezuela, plongé depuis avril dans la violence, à deux doigts de la guerre civile.

Jean-Luc Mélenchon a d'abord rappelé que La France insoumise n'a "pas de modèle en Amérique latine", "quand bien même souvent nous en empruntons les mots". "Nous aimerions mériter le respect qui est dû à notre intelligence. Je n'ai jamais eu idée de gouverner la France comme l'Équateur pour la raison que nos situations sont si différentes. Et naturellement, ce qui vaut pour l'Équateur – vous l'avez tous deviné entre les lignes – vaut pour n'importe quel autre pays", a-t-il commencé, sous les applaudissements de la salle.

Sans prononcer le nom du Venezuela ou de son dirigeant Nicolas Maduro, Jean-Luc Mélenchon a ajouté :

Nous ne perdrons pas notre temps à jeter des pierres à nos amis dont nous savons qu'ils ne sont pas parfaits puisque nous-mêmes ne le sommes pas, et qu'il y a dans toutes ces expériences des moments lumineux et parfois des faiblesses. Et nous apprenons autant des forces que des faiblesses.

Jean-Luc Mélenchon refuse donc de critiquer le Venezuela. En revanche, il ne se prive pas pour attaquer les États-Unis, "empire agressif, violent, organisateur permanent de complots, de coup d'État, de tentatives d'assassinats et de déstabilisation" et à proximité géographique duquel se trouve le Venezuela, donc. L'ancien candidat à la présidentielle a poursuivi :

Quelque erreur que fassent nos amis, ne perdons pas de vue que le principal responsable du mal, du désordre et de la guerre civile, c'est l'impérialisme américain.

Un instant à voir ci-dessous en vidéo, à partir de 5'10" :





Plusieurs dizaines de personnes ont été tuées depuis avril lors d'affrontements entre les forces du président Maduro et l'opposition. Depuis le début de la crise, La France insoumise est partagée entre gêne et silence poli, le régime chaviste ayant pendant longtemps été porté en exemple par Jean-Luc Mélenchon.



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