VIDÉO - Opposé à "la dénonciation", Le Maire ne dénoncerait pas un homme politique harceleur (s'il en connaissait un)

Publié à 10h22, le 16 octobre 2017 , Modifié à 12h02, le 16 octobre 2017

VIDÉO - Opposé à "la dénonciation", Le Maire ne dénoncerait pas un homme politique harceleur (s'il en connaissait un)
© Montage le Lab via franceinfo
Image Etienne Baldit


#NeBalancePasTonPorc - Tout au long du week-end, des femmes ont raconté sur Twitter des expériences de harcèlement sexuel, notamment au travail, sous le hashtag #balancetonporc. Un nouvel épisode de libération de la parole publique sur ce sujet, consécutif cette fois à l'affaire Weinstein. Un exercice qui ne plaît pas franchement à Bruno Le Maire.

Sur franceinfo lundi 16 octobre, le ministre de l'Économie explique qu'il ne "connaît pas" de responsable politique identifié pour être "un harceleur" et que même si c'était le cas, il ne dénoncerait pas une telle personne, s'opposant à "la dénonciation" de manière générale. À noter qu'il ne s'agissait d'ailleurs pas de "dénonciation" dans le cas des témoignages écrits via le #balancetonporc, la quasi-totalité des femmes qui s'y expriment ne nommant et ne désignant pas leurs agresseurs avec précision.

Voici l'échange entre Bruno Le Maire et le journaliste Jean-Michel Aphatie :

- Jean-Michel Aphatie : Connaissez-vous aujourd'hui un homme politique dont on dira dans 10 ans : 'Nous savions qu'il était un harceleur' ?

- Bruno Le Maire : Non.

- Jean-Michel Aphatie : Sinon, vous le dénonceriez.

- Bruno Le Maire : Non.

- Jean-Michel Aphatie : C'est compliqué ?

- Bruno Le Maire : C'est compliqué, mais la dénonciation ne fait pas partie de mon identité politique.

- Jean-Michel Aphatie : Et après, on dit 'on savait tous'...

- Bruno Le Maire : Eh bien je vous dis simplement que la dénonciation n'a jamais fait et ne fera jamais partie de mon identité politique.

- Jean-Michel Aphatie : De toutes les façons, vous n'en connaissez pas ?

- Bruno Le Maire : Et de toute façon, je n'en connais pas.

Une séquence à revoir en vidéo :





Pour rappel : le harcèlement sexuel est un délit pouvant être puni jusqu'à 2 ans de prison et 30.000 euros d'amende. Et au vu des témoignages de femmes politiques qui avaient pris la parole dans la foulée de l'affaire Baupin en 2016, ou encore de journalistes politiques qui dénonçaient le sexisme du milieu en 2015, Bruno Le Maire doit par ailleurs être l'un des à ne "pas connaître" d'hommes politiques coupables de tels agissements...

Du rab sur le Lab

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