Yannick Jadot : "Tout le monde s’en fout du départ de Cambadélis"

Publié à 08h59, le 19 juin 2017 , Modifié à 09h38, le 19 juin 2017

Yannick Jadot : "Tout le monde s’en fout du départ de Cambadélis"
Yannick Jadot veut faire un commentaire sur le départ de "JCC" : "Osef !" © DAMIEN MEYER / AFP
Image Victor Dhollande-Monnier


Si le second tour des élections législatives a confirmé la déroute du Parti socialiste, le parti Europe Ecologie-Les Verts (EELV) vit, lui, une catastrophe.  Le parti écologiste comptait 17 députés dans l’Assemblée sortante et il n’y en aura… aucun dans la prochaine. Le seul élu écologiste – Eric Alauzet, dans la 2e circonscription du Doubs – avait perdu son investiture EELV pendant la campagne. Interrogé dimanche 18 juin par franceinfo sur la reconstruction de la gauche et le futur du parti écolo, Yannick Jadot s’est laissé à un petit commentaire acerbe sur… Jean-Christophe Cambadélis.

"C’est vrai que c’est une défaite pour les écologistes, c’est incontestable", a d’abord reconnu l’eurodéputé EELV.  Après un bel hommage rendu "aux députés écologistes qui avaient pu faire un super boulot à l’Assemblée sur les perturbateurs endocriniens, sur les pesticides, sur le bien-être animal", Yannick Jadot se penche sur le sort de la gauche au sens large. Et attention, un ancien dirigeant du Parti socialiste en prend pour son grade :

- Journaliste : La reconstruction s’annonce compliquée pour la gauche ?

- Yannick Jadot : Elle est compliquée parce que moi, je n’imagine pas une seconde que la reconstruction de la gauche se fasse au sein du Parti socialiste ni dans le congrès. Je vois bien les écuries se construire, les motions de congrès se construire. Pour moi, ce qui a été la force de cette plateforme présidentielle que j’avais construite avec Benoît Hamon, c’est qu’elle avait fait venir des gens du Parti socialiste, évidemment d’Europe Ecologie-Les Verts et puis de tout le spectre politique à gauche, voir au centre…

- Journaliste : Donc on va vous revoir avec Benoît Hamon le 1er juillet pour le lancement de son mouvement ?

- Yannick Jadot : C’est le mouvement de Benoît Hamon, vous l’avez dit, mais je pense que c’est une pierre indispensable à la maison commune…

- Journaliste : Et tant pis pour le PS qui se reconstruit ou qui essaie de se reconstruire ce soir avec une direction collégiale sans Cambadélis ?

- Yannick Jadot : Mais franchement… Enfin bon… Tout le monde s’en fout du départ de Cambadélis, en tout cas moi le premier. Mon sujet, ce n’est pas le parti.

- Journaliste : Ce n’est pas très aimable ?

- Yannick Jadot : Non mais je veux dire… Il a fait son boulot… Ce qui se passe aujourd’hui va bien au-delà du départ ou du fait que Jean-Christophe Cambadélis reste au Parti socialiste. Il y a des forces politiques qui n’arrivent plus à entraîner des dynamiques politiques.  

Pour ceux qui n’auraient pas suivi toutes les péripéties du Parti socialiste dimanche 18 juin, voici un bref résumé des faits. Avec 29 députés élus dans la prochaine assemblée (et 5,68% des suffrages exprimés au niveau national), le parti à la rose continue à chuter après la présidentielle. Le premier secrétaire, Jean-Christophe Cambadélis, a choisi de démissionner de son poste. Et sachez-le, Yannick Jadot, lui, s’en moque comme de sa première chemise. 


 
 


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