195 députés PS soutiennent l’appel à l’unité de Jean-Christophe Cambadélis

Publié à 11h51, le 04 novembre 2014 , Modifié à 11h54, le 04 novembre 2014

195 députés PS soutiennent l’appel à l’unité de Jean-Christophe Cambadélis
Jean-Christophe Cambadélis.

#L’APPEL

Le 23 octobre, au cœur de la tourmente que vit la majorité, Jean-Christophe Cambadélis donne rendez-vous à la presse au siège du Parti socialiste, rue de Solférino. Pas de questions/réponses mais une déclaration formelle et solennelle pour appeler les socialistes à l’unité. Sous-entendu, un appel à arrêter de se déchirer et à soutenir le gouvernement. Du moins, à ne pas l’enfoncer (pour certains).

Aucune divergence au monde ne doit donner lieu, à ce moment de l’histoire, au triste spectacle de la surenchère, de la division et du positionnement. Les socialistes doivent rester unis. Les courants socialistes doivent débattre sans se battre. Les dirigeants doivent maitriser leur expression. Nous nous devons de nous reformuler par un débat serein. Nous le devons à notre pays, à la gauche, à notre Parti, à nos militants à notre Histoire. Alors travaillons, réfléchissons, agissons ensemble dans la fraternité pour réussir la fin du quinquennat. C’est là la véritable unité nécessaire.

#LES SIGNATAIRES

Cet appel à l’unité a été signé, selon les informations du Lab, par de nombreux élus socialistes. Ainsi, à la date du 3 novembre, 91 "premiers fédéraux", 195 députés, 24 sénateurs et 5 députés européens étaient signataires de l’appel du Premier secrétaire du PS.

Cette "pétition" rappelle l’appel "des 200" députés qui, fin août, se déclaraient "ni godillots ni déloyaux" et appelaient à soutenir le gouvernement. Une réponse claire à "l’appel des 100", fondement de la fronde au PS.

#LES ABSENTS

Sur 289 députés socialistes et apparentés (en comptant encore Pierre Moscovici nommé commissaire européen), ils sont donc 94 députés PS à ne pas avoir signé cet appel au calme et à l’unité. Parmi eux, les figures des frondeurs que sont Jean-Marc Germain et Christian Paul. On ne retrouve pas non plus parmi les signataires de traces d’anciens ministres redevenus députés. A commencer par Jean-Marc Ayrault – mais pas pour les mêmes raisons que les frondeurs. Sans doute pense-t-il être au-dessus de ce genre d’initiative. Ainsi n'avait-il pas signé l'appel des 200 tout en faisant savoir sa loyauté.

Comme l’ancien Premier ministre, ni Benoît Hamon, ni Aurélie Filippetti, ni Delphine Batho, qui n’ont pas voté le budget, n’ont signé l’appel de Jean-Christophe Cambadélis.

Côté Palais du Luxembourg, 88 sénateurs n’ont pas non plus répondu à l’appel tandis qu’au Parlement européen, ils sont 8 eurodéputés dans cette situation.

Du rab sur le Lab

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