À l'Élysée, Vincent Feltesse court-circuité par les deux "Bernard", Poignant et Combes

Publié à 19h07, le 28 octobre 2014 , Modifié à 18h30, le 29 octobre 2014

À l'Élysée, Vincent Feltesse court-circuité par les deux "Bernard", Poignant et Combes
De gauche à droite : Bernard Poignant, Vincent Feltesse et Bernard Combes © MaxPPP - Reuters / Montage Le Lab

L'INTRUS - C'est une guéguerre qui en dit long sur les coulisses du pouvoir. Vincent Feltesse a été nommé au pôle "Élus et études" de l'Élysée en avril dernier, mais son bizutage n'est toujours pas terminé. Placé très haut dans la hiérarchie des conseillers de François Hollande, il a notamment sous sa responsabilité deux intimes du président de la République : Bernard Poignant et Bernard Combes. Et ces derniers lui mènent une vie *un peu* difficile, d'après ce que relate Le Monde mardi 28 octobre. 

Le quotidien n'hésite pas à parler de "guerre des 'Bernard'", tant les deux hommes sabotent le travail de leur chef. Note de travail demandée mais non fournie, invitations à des réunions hebdomadaires auxquelles ils ne participent pas... Tout semble bon pour court-circuiter Vincent Feltesse depuis son arrivée - d'abord en tant que conseiller suite à sa défaite aux municipales face à Alain Juppé à Bordeaux et au retour de Michèle Delaunay (dont il était le suppléant) à l'Assemblée après son départ du gouvernement, puis comme chef de pôle à la rentrée 2014.

Voici comment les deux hommes justifient leurs absences, d'après Le Monde

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Monsieur Combes argue du fait qu'il n'est à Paris que deux jours par semaine. Monsieur Poignant explique qu'il dépend, lui, davantage de la directrice de cabinet, Sylvie Hubac, alors qu'il organise des déjeuners avec des élus, une mission qui relève... du pôle éponyme. 

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Mais en réalité, affirme le quotidien, ils cherchent surtout à "conserver le lien particulier qui les unit au chef de l'État" :

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Forts de cette proximité, ils enjambent la case Feltesse et font en sorte que leurs notes finissent sur le bureau du président et sur celui de Jean-Pierre Jouyet, le secrétaire général de l'Élysée.

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Un troisième "Bernard", Rullier de patronyme, semble pour sa part faire moins de difficultés au sein du pôle. Il "respecte plus ou moins la hiérarchie et rencontre des députés avec monsieur Feltesse", explique Le Monde, qui ajoute que les deux autres ne se privent pas d'organiser des rencontres avec des élus locaux ou des acteurs de la société civile dans leur coin.

Et tout ceci se passerait presque avec la bénédiction de François Hollande, qui est "parfaitement au courant de cette situation", selon nos confrères :

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Il a interrogé l'un de ses conseillers pour savoir s'ils travaillaient ensemble. 'Non', a reconnu ce dernier. Le chef de l'État a acquiescé, sans autre forme de commentaire.

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