Accusé d’avoir permis l’élection du FN Stéphane Ravier au Sénat, Patrick Mennucci se défend

Publié à 20h28, le 28 septembre 2014 , Modifié à 20h28, le 28 septembre 2014

Accusé d’avoir permis l’élection du FN Stéphane Ravier au Sénat, Patrick Mennucci se défend
Patrick Mennucci. © Maxppp.

Ils s’y sont mis à plusieurs. L’ex-socialiste Jean-Noël Guérini et le maire UMP de Marseille Jean-Claude Gaudin ont tous deux accusé le député PS Patrick Mennucci d’avoir permis, en ne retirant pas sa liste aux municipales de mars dans la cité phocéenne, l’élection au Sénat du FN Stéphane Ravier.

Au Lab, Patrick Mennucci détaille les votes des grands électeurs marseillais pour expliquer qu’il n’est en rien responsable de l’élection du maire frontiste du 7e arrondissement de Marseille à la chambre haute. "Ce n’est pas de ma faute de toute façon", assure-t-il. Il ajoute :

Ravier fait 431 voix alors que le nombre d’électeurs FN était de 310. Il s'agit donc de 120 électeurs de droite qui ont rejoint le FN par ailleurs.

"Le dindon de la coalition, il s’appelle Jean-Claude Gaudin", poursuit le député socialiste, qui revendique de n’avoir pas retiré sa liste aux municipales pour faire barrage au FN. "Je n’avais pas à retirer ma liste. On était en deuxième position mais Pape Diouf nous a trahis en n’appelant pas à voter contre le Front national", peste l’élu marseillais qui estime que Jean-Claude Gaudin l’accuse car "il a pris une douche".

Il fait le même score qu’il y a six ans avec trois élus alors qu’il en visait cinq. Il est très en colère.

Quant à l’élection de Stéphane Ravier, elle ne le surprend pas. Il retourne la situation et accuse à son tour le sénateur-maire UMP de Marseille d’avoir permis cette victoire du candidat d’extrême droite.

J’étais persuadé que Stéphane Ravier serait élu car Jean-Claude Gaudin n’a pas fait campagne contre le FN mais uniquement contre nous. Il voulait mettre le PS à terre.

Remonté, Patrick Mennucci reprend également à son compte les accusations de Samia Ghali contre Jean-Noël Guérini. La sénatrice socialiste des Bouches-du-Rhône, qui a été réélue, a accusé sans le nommer le président du Conseil général et candidat dissident de gauche, de "distribuer de l'argent" pour récolter des voix lors du scrutin sénatorial de ce dimanche 28 septembre. Patrick Mennucci ne dit pas autre chose.

Au Lab, il enrage :

Guérini, il a trois élus mais pas avec les voix PS. Il en a pris beaucoup à Gaudin parce qu’il paye. Il fait la politique du chéquier.

Du rab sur le Lab

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