Accusé de mettre sur le même plan Israël et Daech, Jean-Christophe Cambadélis reconnaît un "mauvais tweet" mais refuse la polémique

Publié à 10h11, le 09 février 2015 , Modifié à 10h12, le 09 février 2015

Accusé de mettre sur le même plan Israël et Daech, Jean-Christophe Cambadélis reconnaît un "mauvais tweet" mais refuse la polémique
Jean-Christophe Cambadélis © AFP

"Un mauvais tweet qui a fait une mauvaise polémique". Jean-Christophe Cambadélis se défend, lundi 9 février, d’avoir mis sur le même plan l’état d’Israël et le groupe terroriste Daech dans un tweet publié dimanche retranscrivant son passage sur Radio J. A l’antenne, le premier secrétaire du Parti Socialiste s’était dit opposé à ce "que l’on identifie une communauté à un Etat", comme "on identifie la communauté juive à Israël et on identifie les musulmans à Daech. C’est le même raisonnement". Une réflexion résumée un peu maladroitement sur Twitter :

"

On identifie les juifs à Israël comme on identifie les musulmans à Daech. Je suis contre.

"

Un tweet rapidement supprimé par le responsable socialiste.  Mais pas assez vite pour empêcher certains internautes d’en faire une capture d’écran. Et la droite de s’emparer de la déclaration pour appeler à la démission du premier secrétaire du PS. Eric Ciotti, le premier, a dénoncé sur Twitter un "scandaleux et odieux dérapage de Cambadélis qui assimile Israël et Daech […] plus digne d’exercer ses responsabilités". Immédiatement suivi par le président du groupe UMP au Sénat Bruno Retailleau:

La députée des Bouches-du-Rhône Valérie Boyer:

Et le maire de Nice Christian Estrosi:

Sur France Info, lundi 9 février, Jean-Christophe Cambadélis regrette un tweet "mal calibré" qui "a concentré une formule qui était déployée dans un raisonnement".  Mais refuse de reconnaître une maladresse :

"

Non la formule n’était pas maladroite dans  son expression, le tweet était…  Israël est un état démocratique, ça n’a rien à voir avec ce groupe terroriste obscurantiste qui organise la terreur. Qui peut penser qu’on puisse analyser les choses comme cela? On a voulu polémiquer à partir d’un tweet qui était mal calibré.

"

Et de réexpliquer sa pensée :

"

Un raisonnement qui  était que je refusais l’amalgame entre Israël et les juifs, que je refusais l’amalgame que faisaient certains entre les musulmans et Daech, que je refusais l’amalgame évidemment la question était posée entre Israel et Daech. En fin de compte je disais qu’il ne faut pas essentialiser les communautés.

"

Avant de se rendre sur France Info, le premier secrétaire du PS avait déjà pris la peine de répondre à ses détracteurs, dimanche, se livrant même, selon sa propre formule, à un véritable "débat de tweets". Principal visé, Eric Ciotti :

Les intéressés n'ont pas répondu.

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