Après avoir annoncé qu'il laisserait passer la loi, Hervé Mariton votera finalement contre la réforme ferroviaire

Publié à 09h48, le 19 juin 2014 , Modifié à 11h08, le 19 juin 2014

Après avoir annoncé qu'il laisserait passer la loi, Hervé Mariton votera finalement contre la réforme ferroviaire
Capture Dailymotion

TOUT COMPTE FAIT... - Dans la nuit du 18 au 19 juin, le gouvernement a fait un mécontent de plus sur son texte de réforme du secteur ferroviaire: celle du député UMP Hervé Mariton. Lui qui ne souhaitait pas embêter le gouvernement au départ et s'abstenir sur le texte, a finalement retourné sa veste. 

C'est l'amendement du Front de gauche, soutenu par le gouvernement et voté par la majorité, qui a convaincu Hervé Mariton de changer d'avis. Cet amendement confirme que le groupe SNCF est et sera l'employeur des agents et des salariés des trois entités (SNCF, SNCF Mobilités, SNCF Réseau) du groupe. "Il y a un débat et au fil d'un débat, le vote peut évoluer", explique Hervé Martion, qui voit le vote de cet amendement comme un pas vers les grévistes, et qui attaque le gouvernement en conséquence  :

La réalité c'est que Manuel Valls a cédé. Il fait de la com' pour dire 'j'ai tenu bon', mais il a complètement cédé avec l'employeur unique. Ça change que toute la partie ingénierie, Réseau Ferré de France, qui n'était pas sous le statut de la SNCF et qui pouvait être un pôle à partir duquel davantage de liberté, d'efficacité, pouvaient se développer. Et bien ça, aujourd'hui, c'est perdu. Manuel Valls a accepté une reculade en rase campagne. 

"Je voterai contre", poursuit Hervé Mariton, qui souhaite "que le vote vienne vite car il faut que cette grève cesse". Hervé Mariton reprend les critiques assez répandues de la droite sur Manuel Valls: de la com', rien que de la com'. Mais il le dit avec ses mots, et c'est plus drôle :

Manuel Valls dans cette affaire, c'est de la fermeté en peau de lapin. L'employeur unique, c'est en réalité ce que la CGT voulait. Moi j'étais prêt à ne pas compliquer le travail du gouvernement pour qu'un certain nombre de principes solides qui permettaient la vraie réforme en 2017 puisse être maintenue, c'est pas le cas, c'est lamentable. 

Nathalie Kosciusko-Morizet, sur France Inter ce 19 juin, a de son côté réaffirmé qu'elle pourrait voter pour le projet de loi. Avec ou sans amendement sur l'employeur unique. 

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