Après la tribune de Nicolas Sarkozy, la contre-lettre de François Fillon aux "Français en colère"

Publié à 17h35, le 21 mars 2014 , Modifié à 17h37, le 21 mars 2014

Après la tribune de Nicolas Sarkozy, la contre-lettre de François Fillon aux "Français en colère"
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Nicolas Sarkozy avait intitulé sa tribune "Ce que je veux dire aux Français", François Fillon réplique moins de 24 heures plus tard avec sa "Lettre aux Français en colère", publiée sur son blog. Un texte qui, dans sa globalité, demande aux Français de voter à droite aux municipales.

Dans ce texte, une petite formule de François Fillon peut (éventuellement) être interprétée comme une référence à Nicolas Sarkozy et aux écoutes : la brève évocation d'un "spectacle inquiétant d'une démocratie mal en point".

C'est plus loin dans le texte, que François Fillon s'approche clairement de l'affaire des écoutes. Lorsqu'il dresse la liste des raisons pour lesquelles il voit "monter la colère". Parmi elles, les "affaires", comme il les appelle :

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Colère contre une vie politique qui se délite par le non-respect des engagements pris, la peur d’affronter la vérité, les affaires, l’instrumentalisation de la justice

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Deux formules vagues, et François Fillon reprend sa lettre aux Français, demandant à ceux-ci de voter pour "la droite républicaine", et non pas pour le Front national :

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Certains sont tentés de s’abstenir. D’autres envisagent de voter pour des partis extrémistes qui exploitent la désespérance. Mais ceux-ci ne proposent que des solutions illusoires et dangereuses qui entraineraient notre pays vers les ravins.

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A aucun moment, François Fillon ne parle de lui. Il n'emploie pas le "je", contrairement à Nicolas Sarkozy, à part dans les deux derniers paragraphes

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Je me suis attaché à apaiser et à rassembler pour convaincre nos concitoyens que nous serons, demain, capables de redresser la France. C’est avec la conscience que notre famille politique a encore beaucoup à prouver que je sollicite, au nom de tous nos candidats, la confiance d’un peuple qui gronde.

"

Du rab sur le Lab

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