Attentats: le président du Sénat Gérard Larcher favorable à la suppression des allocations familiales dans certains cas

Publié à 09h50, le 20 janvier 2015 , Modifié à 09h56, le 20 janvier 2015

Attentats: le président du Sénat Gérard Larcher favorable  à la suppression des allocations familiales dans certains cas
Gérard Larcher © Captures d'écran Europe 1

Dans le flot de propositions post-attentats, il y avait celle-ci, posée par le député UMP des Alpes-Maritimes Éric Ciotti : supprimer les allocations familiales pour les enfants n'ayant pas respecté la minute de silence en hommages aux victimes.

Invité d'Europe 1 ce mardi 20 janvier, Gérard Larcher évoque cette proposition à pas de loup. Dans un premier temps, il parle de cette suppression comme d'un "outil". Il dit :

Sur les allocations familiales, ça ne peut être qu'une conséquence et un outil. Nous l'avions mis en place, le gouvernement l'a rapporté, ça n'est qu'un outil. Au fond, ce qui compte c'est qu'ensemble, ensemble, nous apportions des réponses quand nous constatons ce que nous avons vu dans un certain nombre d'écoles, de collèges et de lycées, eh bien on se dit que la priorité, c'est la République.

Un positionnement pas vraiment clair concernant une question qui, elle, l'est un peu plus : faut-il supprimer dans certains cas les allocations familiales ? Gérard Larcher est donc relancé sur le sujet. "Donc c'est oui dans certains cas pour la suppression des allocations familiales, on est d'accord ?" demande Thomas Sotto. Gérard Larcher répond :

Ça peut l'être. Mais ce n'est pas le seul outil. Méfions-nous des annonces qui font vibrer.

Le président du Sénat ne s'y oppose donc pas – ce qui revient quand même à dire plus oui que non.

Selon Najat Vallaud-Belkacem, environ 200 incidents dans les établissements scolaires sont remontés au ministère de l'Education nationale, en grande partie lors des tentatives de minutes de silence. Une quarantaine de ces incidents ont été remontés à la police et à la justice.

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