Mélenchon revendique la "coalition" qu'il veut former avec les écolos, pas Duflot

Publié à 09h52, le 20 janvier 2015 , Modifié à 10h18, le 20 janvier 2015

Mélenchon revendique la "coalition" qu'il veut former avec les écolos, pas Duflot
Jean-Luc Mélenchon sur BFMTV et Cécile Duflot sur France Inter le 20 janvier 2015. © images BFMTV et France Inter.

COALITION OR NOT COALITION - Après l'image d'union de la gauche de la gauche donnée le 19 janvier au soir lors d'un meeting de soutien à Syriza à Paris, Jean-Luc Mélenchon et Cécile Duflot n'ont pas les mêmes mots pour parler de l'avenir de leurs partis. Le premier porte haut l'idée d'une "nouvelle coalition". La seconde, moins catégorique, estime qu'une "vision strictement de coalitions est un peu dépassée".

Invité de BFMTV ce 20 janvier, Jean-Luc Mélenchon n'est qu'enthousiasme. Oui, un nouvel élan est en train de naître entre partis politiques de gauche. Avec Syriza en Grèce, Podemos en Espagne et une éventuelle coalition en France, c'est même un "printemps européen" qui se profilerait. Une nouvelle coalition en vue des prochaines élections ? "C'est clair, nous travaillons à la construire", répète-t-il.

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C’est ce à quoi on travaille c’est vrai. On essaye de le faire. C’est pas facile Monsieur Bourdin, tout ça, y a des histoires ... (...) L’évènement important c’est la sortie de Madame Duflot du gouvernement et donc la fin de la coalition qui se trouvait au pouvoir au ce moment-là.

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Jean-Luc Mélenchon explique que les premières alliances entre écolos et Front de gauche se feront aux élections départementales "dans plein d'endroits". Et qu'il travaille à une coalition plus large pour les régionales fin 2015:

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Clairement, c’est le but maintenant : arriver à présenter aux élections régionales au premier tour des listes larges et très citoyennes.

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Sur France Inter le même jour, Cécile Duflot évite pourtant soigneusement d'utiliser le terme de "coalition". Plus globalement, elle refuse de réduire le meeting commun de la veille à une actualité franco-française. Ils étaient réunis "surtout pour montrer qu'il peut se passer en Grèce dans quelques jours quelque chose qui peut faire bouger l'Europe". S'agit-il de la formation d'une autre gauche en France, lui demande-t-on. "Je sens bien qu'il n'y a que ça qui vous intéresse", élude-t-elle sans répondre :

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Je sens que ça vous fatigue parce que c’est trop simple de ramener les débats à la politique française alors qu’aujourd’hui les enjeux sont européens.

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Concernant les alliances avec le Front de gauche lors des élections à venir, l'ancienne ministre refuse de se voir apposer une étiquette car "les choses ne sont jamais immobiles" :

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La politique a besoin qu’on puisse dire que tout le monde n’agit pas toujours de la même manière, qu’une vision strictement de coalitions c’est un peu dépassé.

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La veille au soir, devant les journalistes, elle disait déjà à propos du rassemblement pro-Syriza : "je le répète, ce n'est pas une coalition !"

Il faut dire que chez les écologistes, deux courants s'opposent : ceux qui, comme Jean-Vincent Placé, ont toujours tendance à soutenir le gouvernement socialiste. Et ceux qui, comme Cécile Duflot, mettent en œuvre un rapprochement avec la gauche de la gauche. Illustration de ces désaccords, le député écolo Denis Baupin qui, en réaction à une déclaration de Jean-Luc Mélenchon voulant voir "partout" des listes communes aux départementales, a répondu "Not In My Name" ("pas en mon nom", référence à un hashtag symbolique) :

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