La gauche de la gauche fait front commun au meeting pro-Syriza à Paris

Publié à 20h47, le 19 janvier 2015 , Modifié à 07h35, le 20 janvier 2015

La gauche de la gauche fait front commun au meeting pro-Syriza à Paris
© Captures d'écran via Twitter

TOUS ENSEMBLE, TOUS ENSEMBLE - Les élections législatives anticipées en Grèce, qui se tiendront dimanche 25 février, ont un favori : le parti de gauche anti-austérité Syriza. Et son leader, Alexis Tsipras, peut compter sur le soutien d'une grande partie de la gauche française. Des représentants du Parti de Gauche, d'EELV, du Parti communiste, du NPA mais aussi de l'aile gauche du PS étaient réunis pour un meeting pro-Syriza, au gymnase Japy à Paris, ce lundi.

Sur la photo de famille : Jean-Luc Mélenchon, Cécile Duflot, Pierre Laurent, Pierre Larrouturou (Nouvelle Donne) mais aussi les socialistes Pouria Amirshahi et Guillaume Balas ou encore la militante féministe Clémentine Autain.

Un front commun qui ne se limite pas à l'appui du parti grec pour les élections de dimanche, mais qui trouve aussi une résonance politique très française, à en croire les propos des différentes personnalités présentes rapportés par plusieurs journalistes :

Ce lundi dans Le Parisien, Jean-Luc Mélenchon prenait déjà en exemple Syriza pour justifier son refus d'alliances avec le PS au plan national. "Nous connaissons les ingrédients du succès : une lutte implacable contre la finance au pouvoir", développait-il, dans une référence à peine voilée au discours du Bourget du candidat Hollande en 2012. Avant d’ajouter, ferme :

Cela veut dire aussi aucun compromis avec le Parti socialiste. Syriza l’a toujours refusé en Grèce, même au prix d’une scission. Alexis Tsipras n’a jamais cédé. Moi non plus.

Quant à Cécile Duflot, dont un certain rapprochement avec l'ancien candidat du Front de Gauche à la présidentielle a pu se faire jour récemment, elle avait annoncé son soutien à Syriza au Monde le 17 janvier. "Je suis très contente qu’on fasse, en France, un meeting pour une élection qui se tient ailleurs en Europe", expliquait l'ancienne ministre du Logement, ajoutant :

Leur victoire serait une bonne chose pour les Grecs et pour l’Europe. Il faut faire bouger les lignes. La politique comptable et d’une froideur humaine terrible menée au niveau européen est une erreur.

La députée de Paris aurait même pu "chantonné" L'Internationale :

De leur côté, le Premier secrétaire du PS et le président socialiste de l'Assemblée nationale, Jean-Christophe Cambadélis et Claude Bartolone, ont tous deux pris position pour la victoire "de la gauche" lors des législatives en Grèce, et pas seulement de Syriza. 

Du rab sur le Lab

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