Hollande, Valls, Le Maire, Marine Le Pen : le gratin politique aux 70 ans de l’AFP

Publié à 07h10, le 20 janvier 2015 , Modifié à 08h17, le 20 janvier 2015

Hollande, Valls, Le Maire, Marine Le Pen : le gratin politique aux 70 ans de l’AFP
© STEPHANE DE SAKUTIN / POOL / AFP

GRATIN – "Tous les personnages qu’a dessinés Charlie sont là, c’est la preuve que Charlie vit." Personne ne pouvait mieux résumer l’anniversaire des 70 ans de l’AFP que le rédacteur en chef de Charlie Hebdo, Gérard Biard, plus de dix jours après les attentats terroristes qui ont frappé Paris.

Lundi 19 janvier, l’Agence France Presse fêtait ses 70 ans. Et les politiques étaient donc au rendez-vous en ce moment où la France se bat pour la liberté d’expression. Etaient ainsi présents de nombreuses personnalités. Du gouvernement comme de l’opposition, de François Hollande à Marine Le Pen.

Outre le chef de l’Etat, sont notamment venus le Premier ministre Manuel Valls et plusieurs membres du gouvernement comme Fleur Pellerin (Culture), Najat Vallaud-Belkacem (Education) ou Harlem Désir (Affaires européennes) ainsi que l’ancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault. Côté majorité toujours, figuraient parmi les convives le président de l’Assemblée Claude Bartolone, l’écolo Jean-Vincent Placé ou le socialiste Jean-Paul Huchon.

Du côté de l’opposition, pas de trace de Nicolas Sarkozy mais l’UMP était représentée par Bruno Le Maire, Xavier Bertrand, le président du Sénat Gérard Larcher ou encore Rachida Dati et le président du Conseil constitutionnel Jean-Louis Debré. Claude Chirac, la fille de l’ancien président, s’est également montrée.

L’extrême droite était aussi de la partie. Ainsi, la présidente du FN Marine Le Pen s’est rendue à cet anniversaire tout comme le numéro 2 du parti Florian Philippot, comme le rapporte le journaliste de l’AFP chargé du suivi du FN.

Pendant ce temps-là, la gauche de la gauche faisait un meeting commun pro-Syriza à Paris.

[BONUS] Hollande répond aux manifs anti-Charlie

François Hollande a assuré à l’occasion des 70 ans de l’AFP que la France n'"insult(ait) personne" quand elle défendait ses "idées", évoquant à demi-mot les manifestations à travers le monde contre le dessin de Mahomet publié à la une du dernier Charlie Hebdo.

Nous n'insultons personne lorsque nous défendons nos idées, lorsque nous proclamons la liberté, au contraire, nous respectons toutes celles et tous ceux à qui nos idées s'adressent pour les faire partager.

"La France ne fait pas de leçon, à aucun pays, mais la France n'accepte aucune intolérance" et "le drapeau français, c'est toujours celui de la liberté", a-t-il encore souligné.

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