Bruno Le Maire n'exclut pas d'être candidat à la présidence de l'UMP en octobre prochain: "tout est ouvert"

Publié à 18h58, le 02 juin 2014 , Modifié à 18h58, le 02 juin 2014

Bruno Le Maire n'exclut pas d'être candidat à la présidence de l'UMP en octobre prochain: "tout est ouvert"
Bruno Le Maire à l'Assemblée (Maxppp).

"Tout est ouvert." Bruno Le Maire répond en ces trois petits mots lorsque le Figaro (édition abonnés) lui demande clairement s'il est, aujourd'hui, candidat à la présidence de l'UMP. Une réponse brève qui succède à un long développement sur le nécessaire renouvellement à la tête de l'UMP lors du congrès d'octobre 2014.

L'ancien ministre UMP explique sa "détermination est totale" pour imposer le "renouveau" au sein de son parti : 

En 2012, j'avais été candidat à la présidence de l'UMP pour porter ce projet. Cette candidature n'a pas abouti mais ma détermination est totale. Car le renouveau est la condition de notre victoire en 2017 et le seul moyen de notre redressement national. Moi ou un autre peu importe: nous devons installer le renouveau à la tête de l'UMP en octobre.

Et selon Bruno Le Maire, ce n'est pas seulement l'âge qui compte. Le député de l'Eure estime que c'est grâce à de nouvelles pratiques politiques, comme le non-cumul des mandats notamment, que l'UMP retournera au pouvoir. Tout en assurant que les questions de personnes importent peu, Bruno Le Maire en profite pour valoriser ses pratiques à lui :

Ce renouveau, je le porte depuis 2012 et je me l'applique à moi-même. Je refuse le cumul des mandats, c'est pourquoi je ne me suis pas présenté à la mairie d'Évreux aux municipales. Je refuse que l'on puisse rester fonctionnaire quand on est parlementaire et donc j'ai démissionné de la fonction publique. Il faut en terminer avec le vieux système politique et les doubles discours.

Bruno Le Maire évite par ailleurs soigneusement d'adopter un positionnement trop tranchant sur la question du retour de Nicolas Sarkozy, se bornant à commenter que c'est le choix de l'ex-président, sans dire s'il y est favorable à titre personnel. Celui qui n'a jamais caché son envie de candidature à la primaire présidentielle de la droite en 2016 défend le principe de ce type de désignation :

La primaire a été prévue dans nos statuts ; elle est le meilleur moyen pour choisir sereinement notre candidat à l'Élysée en 2017 et pour battre la gauche.

Vous l'aurez compris: Bruno Le Maire préserve *toutes* ses chances en vue de 2017.

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