Carlotti voit ses comptes de campagne rejetés et invoque la responsabilité de Mennucci

Publié à 15h34, le 01 décembre 2014 , Modifié à 15h51, le 01 décembre 2014

Carlotti voit ses comptes de campagne rejetés et invoque la responsabilité de Mennucci
Patrick Mennucci et Marie-Arlette Carlotti en octobre 2013. © Reuters / Jean-Paul Pelissier

Ses comptes de campagne sont rejetés. Marie-Arlette Carlotti, ancienne ministre sous Jean-Marc Ayrault et candidate dans le 3e secteur de Marseille aux municipales de mars, rend public ce 1er décembre le rejet de ses comptes de campagne par la Commission nationale des comptes et des financements politiques (CNCCFP). Dans un communiqué, elle en appelle à la responsabilité ... de Patrick Mennucci.

Les huit comptes de campagne des listes PS-EELV des huit secteurs marseillais sont concernés par un possible rejet car ils ont été gérés par le même expert comptable. La Commission reproche à cet expert d'avoir déposé des comptes rectifiés dix jours après la date légale, avec un écart de montants trop important. Selon les informations du  Point, six comptes sur huit sont bien retoqués. Ceux de Patrick Mennucci et de Samia Ghali sont en revanche épargnés.

Dans un communiqué, l'ancienne ministre rejette tout d'abord la responsabilité sur le cabinet d'expert comptable et se dit "abusée" par cette société en qui elle avait "toute confiance au regard de sa notoriété et de son expertise". Mais elle ne s'arrête pas là.

Marie-Arlette Carlotti s'étonne en effet que Patrick Mennucci, ancien concurrent à la primaire PS pour la mairie de Marseille et candidat dans le 1er secteur, n'ait pas vu ses comptes invalidés, lui:

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Si je me réjouis que le compte de campagne du secteur de Patrick Mennucci ait été validé, je ne me l’explique pas. Certes, 8 comptes de campagne distincts sont présentés à la Commission mais la campagne électorale est unique, autour d’un seul projet, d’un seul leader, Patrick Mennucci, sorti vainqueur des primaires.

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La candidate défaite rappelle que des frais ont été engagés pour sa propre campagne dans le 3e secteur mais surtout pour la campagne centrale, dans tout Marseille, pour faire gagner Patrick Mennucci. Elle souligne que les dépenses visées par la Commission concernent justement la campagne centrale "dont le candidat à la mairie de Marseille est l'ordonnateur". Elle en vient alors à invoquer la responsabilité de Patrick Mennucci, tout en lui reprochant au passage son mauvais score aux municipales :

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Voilà pourquoi il appartient aujourd’hui à celui qui a voulu diriger cette campagne municipale, avec le résultat électoral que nous connaissons, de prendre toutes ses responsabilités dans ce qui s’annonce comme une issue abracadabrantesque.

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Après la décision de la Commission, c'est au tribunal administratif de statuer sur une éventuelle mesure d'inéligibilité pour Marie-Arlette Carlotti, pouvant aller jusqu'à trois ans.

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