Cécile Duflot constate une forme de "sexisme" dans la façon de commenter son départ du gouvernement

Publié à 07h50, le 28 août 2014 , Modifié à 12h27, le 29 août 2014

Cécile Duflot constate une forme de "sexisme" dans la façon de commenter son départ du gouvernement
Cécile Duflot en août 2014. © Maxppp

SEXISTE ET RÉDUCTEUR - Invitée de Marc-Olivier Fogiel sur RTL le 27 août au soir, Cécile Duflot a noté une différence dans les commentaires concernant sa propre démission et le départ, quelques mois plus tard, d'Arnaud Montebourg et de Benoît Hamon du gouvernement. Une différence liée pour grande part à du "sexisme", estime-t-elle :

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Beaucoup de gens ont commenté en disant que c’est un problème personnel, un problème d’humeur, un problème de caractère. Pour le coup, moi qui essaye de ne pas avoir cette grille de lecture en permanence, je peux vous dire qu’il y a eu beaucoup de sexisme sur cette question, parce que sur les positions d’autres comme Arnaud Montebourg et Benoît Hamon on dit que c’est courageux etc.



Quand c’est une femme c’est sous-entendu que c’est caractériel et personnel. Pas du tout, c’est un désaccord politique.

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Cécile Duflot s'inscrit ici dans la réflexion d'une ancienne ministre de droite, Roselyne Bachelot, qui a pris la défense de son ouvrage et estimé qu'il y avait "un grand fond de machisme" dans les réactions anti-Duflot :

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Beaucoup considèrent encore que si une femme fait de la politique, elle le doit à un homme. Que quand elle cesse de plaire, elle n’a plus qu’un droit, celui de se taire. Les hommes politiques qui font cet exercice d’écriture ne s’exposent pas aux mêmes procès d’intention.

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Une autre ministre ayant choisi sa "liberté", Aurélie Filippeti, a quant à elle fustigé les "ragots infâmes" accompagnant son départ du ministère de la Culture. Sur Twitter, l'ex-ministre a regretté des commentaires rappelant sans cesse une information du Canard enchaîné selon laquelle elle aurait demandé et obtenu d'être seule sur le tapis rouge à Cannes en mai, au détriment de Fleur Pellerin.

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