Cécile Duflot veut "œuvrer" à l’émergence d’une "nouvelle force politique" rassemblant "les progressistes"

Publié à 10h52, le 09 mars 2015 , Modifié à 10h54, le 09 mars 2015

Cécile Duflot veut "œuvrer" à l’émergence d’une "nouvelle force politique" rassemblant "les progressistes"
Cécile Duflot veut concurrencer Manuel Valls auprès des "progressistes". © GUILLAUME SOUVANT / AFP

LA NEWTEAM - Il y avait eu en 1054, le Grand schisme d’Orient. Y aura-t-il en 2015 le grand schisme de l’écologie française ? Car les Verts sont profondément divisés en deux courants : les pro-Hollande et les pas pro-Hollande, tentés par un rapprochement avec le Front de gauche et une partie du PS hostile à Manuel Valls. Cécile Duflot, qui était la chouchoute du chef de l’Etat lorsqu’elle était ministre du Logement du gouvernement Ayrault, fait pourtant partie de la deuxième catégorie.

Et tandis que les pro-gouvernement s’activent pour créer un pôle écolo soutenant François Hollande, avec en sous-main les velléités de certains à devenir ministre, Cécile Duflot veut "œuvrer" à l’émergence d’une "nouvelle force politique" : EELV en mieux.

Dans une interview à Libération ce lundi 9 mars, la députée écolo de Paris, pour qui "avoir les clés d’un ministère sans accord sur le cap général, c’est posséder un couteau sans lame", assure donc :

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Une nouvelle force politique va émerger. J’y œuvrerai.

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Dans le détail, la maman de la loi Alur souhaite voir exister "une force politique avec un grand 'P"'. Un mouvement qu’elle imagine être "une force culturelle, sociale et civique. Pas un nouveau parti, ni une addition d’étiquettes". Elle poursuit :

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Il nous faut mobiliser tous ceux qui disent "la politique ne nous intéresse pas" mais veulent changer de monde. Comment aller vers la prospérité avec un faible niveau de croissance ? Comment inventer un nouveau modèle riche en emplois ?

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Et d’ajouter :

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Cette nouvelle formation politique doit s’articuler autour de la question écologique. Nous sommes à l’aube d’une recomposition politique majeure. (…) Il faut que les progressistes soient dans une logique de rassemblement.

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"Progressistes." "Rassemblement." Tiens, tiens. Exactement ce que cherchent à faire François Hollande et Manuel Valls. Le Premier ministre, dans sa très critiquée interview de 2014 à l’Obs, dans laquelle il dénonçait "la gauche passéiste", proposait aussi de créer un nouveau mouvement rassemblant… tous les progressistes. Mais avec le centre. Et sans le Front de gauche avec lequel EELV part majoritairement aux élections départementales.

[BONUS TRACK] Duflot <3 Hulot

Si Cécile Duflot n’est pas convaincue par la fibre écolo de François Hollande, et tout aussi peu par sa politique environnementale dans l’hexagone, elle se réjouit que le chef de l’Etat ait à ses côtés Nicolas Hulot pour préparer la COP21. A Libé, elle assure :

 

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Lors du voyage du chef de l’Etat aux Philippines, si Nicolas Hulot n’avait pas tapé sur la table, cela aurait été un voyage de grandes entreprises. Je me félicite de l’influence de Nicolas Hulot. Il pèse incontestablement sur les discours.

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